‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 154 sur 247 · Voir Assémani, B. O., II, p. 272, n · texte numérisé non relu

Voir Assémani, B. O., II, p. 272, n

LA LEXICOGRAPHIE

§ 2. — La lexicographie.

Les traités sur les mots ambigus ou Libri canonum de æquilitteris appartiennent autant au domaine de l’exégèse et de la grammaire qu'à celui de la lexicographie, mais nous les classons sous ce paragraphe parce que ce sont les premiers vocabulaires, sur le plan desquels furent confectionnés les lexiques syriaques. Ces traités , écrits à la manière g’recque , ont un caractère propre bien déterminé; du reste, pour leurs lexiques, les Syriens n’ont pas emprunté des gloses aux lexiques grecs de Cyrille d’Alexandrie, d’Hésychius et de Suidas , comme le croyait Larsow 1 .

Tant que le syriaque fut langue vivante, le besoin de dictionnaires ne se fît pas sentir. Cependant l’écriture défectueuse des anciens Syriens, qui ne marquait pas les voyelles , multipliait les cas où des mots de sens différent ont la même forme. Les maîtres qui expliquaient les textes sacrés dans les écoles, furent obligés de distinguer par des points particuliers ces mots , qu’ ensuite on réunit et classa avec leurs signes distinctifs dans de petits recueils à l'usage des étudiants. Un de ces recueils eut pour auteur Joseph d’Ahwaz, qui créa le premier système de points ; d'autres furent composés par Ilonein, Jésu bar Noun et Abdochos ou Eudochus. Barhebræus, comme il nous l’apprend luimême, utilisa ces travaux pour le traité du même genre qui fait partie de ses œuvres grammaticales 2. A ces

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