Assémaxi, B. O., III, pars I
3. Comp. un passage de Baruebræus, B. O., I, 16G, où Balai est placé après saint Éphrem et avant le concile d’Éphèse.
4. La plus grande partie de ce qui en reste a été publiée, d’après les ms. du Musée britannique, par Overbeck, S. Ephræmi... op. sel., 251-336. Wenig a édité un cantique sur la mort de Moïse avec un poème liturgique, Schola syriaca, chrestomathia , Innsbruck, 18GG, p. 160-162. Bickell a donné, dans son Conspectus rei lût., p. 46, note 5, la traduction d’une hymne sur le martyre de saint Faustin.
LES ÉCRIVAINS DU IVe SIECLE.
année ne s’est pas encore écoulée depuis que les Huns ont ravagé la Syrie. » L'invasion de ces barbares ayant eu lieu au mois de juillet 396 (et non 395), comme nous l'apprennent les chroniques syriaques, c’est en 397 que cet ouvrage fut composé. On possède encore de Cyrillona quelques autres poésies, de différents mètres sur le crucifiement, sur la Pâque et sur le froment. Ces œuvres ont été publiées par M. Bickell dans la Zeitschr. der dent, morgenl. Gesellschaft , XXVII , 566 1 . M. Bickell identifie Cyrillona avec Absamya , le neveu de saint Ephrem, qui, nous le savons par la Chronique d’Edesse et la Chronique ecclès. de Barhebræus, composa des hymnes et des homélies sur l'invasion des Iluns. Absamya aurait pris le nom de Cyrillona en recevant l’ordre du sacerdoce; ce n’est qu’une hypothèse, mais une hypothèse vraisemblable 2.
Le moine Grégoire se rendit d’Orient de Palestine?) en Chypre où il entra en relations avec saint Epiphane, évêque de Salamis, et un moine du nom de Théodore. A ceux-ci sont adressées plusieurs de ses épîtres ; son principal ouvrage est un traité sur la vie ascétique 3.
1. Voir aussi Wright, Calai., p. 070-671; Overijeck, Op. cit ., 379-381: Cardaiii, Liber Thesauri de arte poetica , 27-29. Une traduction allemande en a été donnée par Bickell dans la Bibliothek der Kirchenvàter de ïalliiofer, n° 41.
2. Wright, Syriac liter., 2e éd., p. 42, objecte qu’il est surprenant que les chroniques syriaques qui parlent d’Absainya ne le connaissent pas sous le nom de Cyrillona.
3. Assémani, B. O. , 1 , 170-174, et III, pars I, 191, a publié quelques épilres et des fragments du traité.
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LES ÉCRIVAINS JUSQUAU VIIe SIECLE.
Cette période de l’histoire littéraire des Syriens est lapins brillante ; elle compte de nombreux auteurs qui se distinguèrent dans divers genres et elle embrasse
l’époque la plus intéressante pour l’histoire de l’Eglise orientale. Au commencement les Syriens , quoique divisés par les frontières des empires romain et perse, ne forment encore qu’une grande famille religieuse. Antioche, Edesse, Nisibe et Séleucie du Tigre sont les principaux centres intellectuels qui relient entre eux les membres de cette famille, jusqu’au jour où les schismes les fractionneront en deux tronçons.
§ 1. — Les Orthodoxes.
En Perse, les actes des martyrs, les canons ecclésiastiques et les commentaires bibliques sont les premiers documents littéraires des Syriens pendant cette période ] . En Mésopotamie, Édesse témoigne d’une activité intellectuelle sur laquelle nous reviendrons bientôt.
1. Voir ci-dessus : Marouta, p. 132-133 et 171-172; le patriarche Isaac, p. 133 et 176; le patriarche Dadjésu, p. 82 et 176.
LES ÉCRIVAINS
En Syrie, Isaacle Grand est, à notre connaissance , le premier qui écrivit en syriaque.
Isaac le Grand ou Isaac d’Antioche naquit à Amid et étudia àÉdesse sous la direction de Zenobius, le disciple de saint Éphrem. Ses études terminées, il se rendit à Antioche et, après y avoir reçu le sacerdoce, il se retira dans un des couvents aux environs de la ville. C’est vraisemblablement à cette époque de sa vie qu'eut lieu le voyage à Rome dont parle son biographe4, et qu’il composa un poème sur les jeux séculaires célébrés à Rome en 4041 2 . Il écrivit aussi, dit-on, sur la prise de cette ville par Alaric en 410. On ignore la date de sa naissance et de sa mort , mais Isaac survécut au tremblement de terre , arrivé à Antioche en 459 , car, selon Gennadius, ce tremblement est le sujet d'une de ses poésies. C’est à ces poésies qu’Isaac dut le glorieux renom dont il jouit en Syrie, quoiqu’elles nous paraissent parfois fastidieuses par leur prolixité 3, mais on les lit avec profit; elles fournissent à l’historien des renseignements sur l’ancien culte des astres à Antioche et sur les partisans d’Eutychcs et de Nestorius, que ce moine orthodoxe combattit. Ses homélies métriques sur les guerres des Perses et les invasions des Arabes contiennent des faits historiques et des esquisses des mœurs et de la religion des tribus arabes. Isaac a peu écrit en prose : on cite de lui des questions et des règles ascétiques. Ses œuvres poétiques sont volumineuses; le patriarche jacobite, Jean bar Schouschan, avait entrepris de réunir ces œuvres en un recueil, mais la mort du compilateur, survenue en 1073, a in-