‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 196 sur 247 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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2. C’est-à-dire contre les Orthodoxes qui reconnaissaient le concile de Chalcédoine.

3. Voir Budge, The Discourses of Philoxenus , II, p. xlviii et suiv. En dehors des homélies éditées par M. Budge, il n’a été publié que quelques lettres de Philoxène : Assémani, B. O., Il, 30-46, a édité des extraits; l’Abbé Martin, la lettre à Abou Nafir de Hira, Grcimmatica... linguæ syriacæ, Paris, 1874, p. 71 ; Guidi, la lettre aux moines de Teléda, La let tera di Filosseno ai Monaci di Tell Adda, 1886, dans les Mémoires de YAccademia dei Lincei ; Frotiiingham , la lettre aux prêtres d’Édesse, Abraham et Oreste, Stephen bar Sudaili , p. 28. Dans l’Introduction du second volume de The Discourses of Philoxenus, M. Budge a imprimé les écrits suivants de Philoxène: 1° une réponse à la question : Comment doit-on croire ?; 2° une profession de foi ; 3° un article contre ceux qui divisent Notre Seigneur; 4° douze chapitres contre ceux qui admettent deux natures et une personne dans le Christ; 3° un traité contre les Nestoriens ; 6° un autre contre Nestorius; 7° une réfutation des hérésies de Mani et d’autres.

JUSQU’AU VIIe SIÈCLE.

exemplaire, naquit à Edesse dans la seconde moitié du Ve siècle. Pendant sa jeunesse il séjourna quelque temps en Egypte où il fut le disciple d’un certain Jean qui, semble-t-il, lui inculqua les idées panthéistes qu’il professa ensuite à Edesse. Il commença par nier l’éternité des peines de l’enfer et soutenait que les damnés , après avoir été purifiés par le feu, retournaient en Dieu « afin que Dieu fût tout en tous » (I Cor., iv, 28). Jacques de Saroug et Philoxène de Mabboug s’élevèrent contre un tel dogme dans leurs lettres '. Chassé d’Edesse comme hétérodoxe, Bar Soudaili se retira à Jérusalem, où se trouvaient des moines origénistes partageant ses idées. De là il entretenait des relations suivies avec ses disciples demeurés à Edesse. Ses écrits, comprenant des lettres, des traités, des commentaires mystiques de la Bible, notamment des Psaumes, ne sont connus que par la mention qu'en fait Philoxène

dans la lettre adressée à Abraham et Oreste d’Edesse. Bar Soudaili est encore l’auteur du Livre d' Hiêrothée qu’il mit sous le nom d’Hiérothée , le soi-disant maître de Denys l’Aréopagite. Ce livre, devenu très rare et dont Barhebræus eut beaucoup de peine à trouver un exemplaire , nous est parvenu dans le manuscrit même que Barhebræus se procura et qui renferme, avec le texte, le commentaire de Théodose1 2. Il exerça une grande influence sur la littérature pseudo-dyonisienne en Syrie, mais il n’est pas, comme le croyait Frothingham, l’auteur de cette littérature qui est grecque3.

1. Publiées par Frotiiingham dans Stephen bar Sudaili , Leide, 1880 : La lettre de Jacques à Bar Soudaili, p. 1 ; et la lettre de Philoxène à Abraham et Oreste , p. 28.

2. Musée britannique , Add. 7189, Catal. Rosen et Forshall , p. 74; comp. Catal. Wright , III, suppl.

3. Voir ci-dessus, p. 317. Sur Bar Soudaili comp. Barhebræus, Chron. eccl., I, 221 ; Assémani, B. O., I, 303, et il, 30; Abp.et.oos, De vita et scri-

Le livre d’Hièrothée fut commenté par le patriarche Théodose (887-896) et par Barhebræus. Le commentaire de Théodose est très détaillé ; il reproduit d'abord chaque chapitre du texte, qui est répété ensuite par de courtes sections dans les paragraphes du commentaire ; l’ouvrage est précédé d’une introduction générale, et en tête de chaque livre est placée une introduction particulière. Le commentaire de Barhebræus n’est le plus souvent qu’un résumé de celui de Théodose , entremêlé d’extraits du texte, qui est maltraité et dénaturé L

Siméon, évêque de Beit-Arscham, une ville près de Séleucie du Tigre2, nous ramène en Perse. Cet ardent monophysite était un habile dialecticien , et il avait reçu le surnom du Sophiste perse , il combattit,

avec le zèle d’un apôtre, différentes hérésies et particulièrement le nestorianisme qui avait envahi la Babylonie 3. La vie de Siméon a été écrite par Jean d’Asie dans son Histoire des Bienheureux orientaux h Son élévation à la dignité épiscopale eut lieu sous le patriarche Babai (498-503). Cet évêque mourut à Constantinople où il s’était rendu pour faire visite à l'impératrice Théodora. Il est connu comme écrivain par ses lettres sur les martyrs chrétiens du Yémen et sur la propagation du nestorianisme en Perse (ci-dessus, p. 148 et 344); il est aussi l’auteur d’une liturgie 3.

pti$ S. Jacobi, Louvain, 1867, et principalement Frothingham, Stephen bar Sudaili, Leide, 1886.

1. Voir Frothingham, Stephen bar Sudaili , 86-88. Des ms. du commentaire de Barhebræus se trouvent à la Bibliothèque nationale, Catal. Zo tenberg , p. 175-176, et au Musée britannique, Catal. Wright , p. 893-895.

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