OüVERBECK, Op. CÎt., p
5. Nestle dans la Real-Encykl. de Herzog, XV, 193, 2e éd. Ce théologien croyait la Peschitto plus ancienne que la Curetonienne. M. Bickell, Conspectus rei syrorum litterariæ, p. 8, a été l’un des premiers à reconnaître que la version de Cureton représente un texte plus^ancien que la Peschitto.
DU NOUVEAU TESTAMENT
la Peschitto que saint Eplirem connaissait déjà; c’était sans doute quelque travail personnel qui, comme tant d’autres, aura totalement disparu.
Quelques critiques 1 ont considéré la version de Cureton et la Peschitto , comme deux œuvres indépendantes l’une de l’autre; mais M. Wildebœr2, rapprochant de nombreux passages , a montré le lien qui unit ces deux versions entre elles.
Rappelons, en dernier lieu et à titre de renseignement, l'ancienne conjecture de Cureton, qui voyait dans les fragments de saint Mathieu contenus dans la version qu’il publiait, le texte des Aôyia dont parle Papias3; et celle de l’Abbé P. Martin, qui considérait comme l’œuvre de Jacques d’Edesse la version publiée par Cureton 4.
L’auteur de l’ancienne version syriaque du Nouveau Testament était versé dans la littérature juive et était vraisemblablement un Juif converti. Dans la Peschitto, comme dans la version de Cureton (et celle du Sinaï), le grec c pvXaxT7]Qia , Malh. xxm, 5, est traduit par le mot tèflê qui n’est autre que les tefillin des Juifs. La Peschitto rend l’expression aaOSdzov oâoç, Act. i, 12, par « sept stades » ; cette traduction montre que l’auteur savait ce qu’il fallait entendre par « la voie du sabbat5 ». En outre le mot aEXfo]vsç, dans le sens de païens,
1. Notamment M. Hilgenfeld, Zeitschr. filr wissensch. Théologie , 1883, p. 119.
2. De Waarde der syr. Evangelien door Cureton ontdekt en uitgegeven, Leide, 1880.
3. Renan, Histoire des langues sémitiques , IVe éd., p. 2G4, a combattu cette liypqthèse.
4. Cette conjecture est d’autant moins fondée que le ms. contenant la version de Cureton est du Ve siècle (Wright, Catal., p. 73, n° CXIX) et que Jacques d’Édesse appartient au VIIe. En outre il n’est fait nulle part mention d’une version syriaque du N. T. par Jacques.