V. Perles, Meletemata Peschittoniana , cités ci-dessus
LES ANCIENNES VERSIONS
est exprimé en syriaque par « Araméens », nom sous lequel les Juifs désignaient les païens en Orient'.
Comme ce fut le cas pour l’Ancien Testament, le texte de la Peschitto du Nouveau Testament était définitivement constitué à la fin du Ve siècle , au moment de la scission qui se produisit entre les Syriens occidentaux et les Syriens orientaux. On ne trouve pas de différence entre les textes reçus dans les deux communautés1 2.
La Peschitto primitive renfermait, outre les quatre Evangiles, les Actes des Apôtres auxquels étaient jointes trois des Epîtres catholiques : la lre de saint Pierre, la lre de saint Jean, et celle de saint Jacques; et, en
dernier lieu, les Epîtres de saint Paul. Elle ne compre-
nait pas les Epîtres IIe de saint Pierre , IIe et IIIe de saint Jean, celle de saint Jude, ni l’Apocalypse. Il manquait encore les versets 17 et 18 du ch. xxii de saint Luc et le verset 7 du ch. v de la Ire Epître de saint Jean.
L 'editio princeps de la Peschitto du Nouveau Testament a paru à Vienne en 1555 par les soins de Widmandstad. Elle a été faite d’après une copie de Moïse de Mardin, sans qu’on sache quels ms. Moïse avait consultés. M. Albert Bonus 3, qui a examiné cette édition, a constaté qu’elle reproduit un texte ancien, tel que celui du célèbre Tetraevangelium du Vatican daté de 548. Les éditions postérieures sont celles des Polyglottes, de Gutber, de Schaaf, de Samuel Lee, d'Ourmia et de Mossoul, ces deux dernières basées sur des ms. nestoriens.
Il est inutile d’énumérer ici les ms. les plus anciens
1. Noeldeke, Zeilsclir. der deut. morgenl. Gesellschaft, XXV, 116; conip. ci-dessus, p. 4, note 4.
2. C’est aussi la conclusion à laquelle M. Gwilliam, Studia biblica , Oxford, 1891, p. 47 et suiv. , est arrivé après avoir collationné le texte de nos éditions avec les plus anciens ms.