‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 205 sur 247 · Wright, Catal ., p. 1113; Syriac Hier ., 2° éd., p · texte numérisé non relu

Wright, Catal ., p. 1113; Syriac Hier ., 2° éd., p

3. Wrigiit, Catal ., p. 432 et 988; Assémani, B. O., II, 4G3.

4. Bariïebræus, Chron. eccl., I, 275; Assémani, B. O., II, 335. Suivant Bariïebræus, il aurait traduit les Évangiles en arabe à la demande de l’émir Amr ibn Sad ; cette notice est bien invraisemblable.

LES ÉCRIVAINS

laquelle l’éminent Jacques d’Edesse domine les auteurs de son époque autant par l’étendue et la variété de ses connaissances scientifiques que par son talent de littérateur. Cet évêque naquit vers 640 dans le village d’Endêba du diocèse d’Antioche. Il étudia les Ecritures et le grec au couvent de Kennesré sous la direction de Sévère Sebokt, et il alla compléter ses connaissances grecques à Alexandrie. Nommé évêque d’Edesse par le patriarche Athanase, son ancien condisciple, Jacques chercha à ramener la discipline dans les couvents de son diocèse, mais il échoua dans son entreprise (voir ci-dessus, p. 181). A la suite de cet échec, il abandonna son siège épiscopal et se retira dans le couvent de Saint- Jacques à Kaisoum; Habib, un placide vieillard, le remplaça à Edesse. Son séjour à Edesse avait été de quatre ans ; s’il fut nommé évêque , comme il est probable, l’année même qu’Athanase devint patriarche, en 684, son départ d’Édesse aurait eu lieu en 688. Peu de temps après il fut appelé comme professeur au couvent d’Eusebona du diocèse d'Antioche où, pendant onze ans, il expliqua les Ecritures d’après le texte grec; il renouvela et perfectionna l’enseignement du grec dans ce couvent. A la suite de quelques difficultés avec les moines, Jacques passa ensuite au couvent de Teléda; ses travaux sur l’Ancien Testament l’y tinrent pendant neuf ans (voir ci-dessus, p. 70). A la mort d’Habib, il reprit possession de son ancien siège épiscopal, mais pour quatre mois seulement ; étant retourné au couvent de Teléda pour en rapporter ses livres, Jacques y mourut le 5 juin 708 1 .

Jacques fut un polygraphe distingué : thélogien , philosophe, historien, exégète et grammairien, il re-

i. D’après Bariierræus, Chron. eccl. , I, p. 293, et Elias de Nisice dans Bætiigen, Fragmente , etc., p. 40 et 121.

DU VIIe SIÈCLE.

nouvelle les études syriaques dans les sciences. Nous avons eu précédemment l’occasion de parler des plus importantes de ses œuvres en prose (ci-dessus, p. 70, 77, 95, 181-182, 202, 250, 258, 282, 290, 298, 312, 320); nous ajouterons ici divers écrits liturgiques : une liturgie et une révision de la liturgie de Saint-Jacques , frère de Notre Seigneur; Le livre des trésors renfermant des ordres et des prières pour le baptême, la consécration de beau, la célébration du mariage; une traduction du Sédra de Sévère pour le baptême , un Horologium contenant les services pour les heures de la semaine et un calendrier des jours de fête pour l’année U Le célèbre évêque est encore l’auteur d’homélies en prose dont quelques-unes seulement nous sont parvenues; on connaît des homélies sur le sacrifice de la Messe , sur l’usage de pain azyme , contre les Dyophysites, contre les transgresseurs des canons de l’Eglise-. Les homélies métriques sont peu nombreuses : l'une d’elles traite de la Trinité et de l’Incarnation; une autre, sur la foi, est dirigée contre les Nestoriens 3. Jacques eut une nombreuse correspondance avec des membres du clergé de son époque. Nous avons déjà parlé de quelques-unes de ses lettres : à Paul d’Antioche sur la réforme de l’écriture (p. 290) ; à George de Saroug sur l’orthographe (p. 293); d’autres sont adressées : au prêtre Addai au sujet du baptême et de la consécration de l'eau 5 ; au diacre Barhadbeschaba con-

4. Ces ouvrages sont conservés dans plusieurs manuscrits des Bibliothèques de l’Europe. Les différentes parties du Livre des trésors sont reproduites séparément, voir Wright, Syriac liter., 2e éd., p. 145.

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