‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 204 sur 247 · Assémani, jB. O., III, pars I · texte numérisé non relu

Assémani, jB. O., III, pars I

2. Thomas de Marga, Histoire monastique , livre II, cliap. xn.

3. Thomas de Marga, l. c. ; Assémani, B. O., III, pars I, p. 436. Cette hymne est éditée dans le Liber thesauri du P. Cardaiii, p. 71.

4. D’après Élias de Nisibe dans les Fragmente syrischer und ara-

nommé Le lépreux , lui fît une violente opposition et réussit à mettre de son côté le calife Abd al-Malik ibn Marwan. Henanjésu, après avoir été déposé et jeté en prison , fut conduit dans la montagne et précipité dans un ravin où il faillit périr, il fut sauvé par des bergers , mais il conserva de sa chute une infirmité qui lui valut le surnom du Boiteux. Retiré au couvent de Yaunan près de Mossoul, il ne reprit possession du siège patriarcal qrr après la mort de son ennemi. Ses œuvres comprennent des homélies, des discours, des lettres ; une vie de Sergius Dewada , son contemporain ; un traité sur le double rôle de VEcole au point de vue de renseignement de la morale et de la religion , et de l’enseignement des belles-lettres; un commentaire des Analytiques mentionné ci-dessus, p. 259-260 L

Les œuvres des Jacobites du VIIe siècle, moins nombreuses que celles des Nestoriens, nous sont mieux connues. Nous avons mentionné, p. 64-66, le version de l’Ancien Testament par Paul de Telia et la version du Nouveau Testament par Thomas d'Harkel. Thomas d’Harkel est, en outre, l’auteur d’une liturgie2. Quelques années après parurent les versions des livres de Grégoire de Nazianze et de Y O cto échu s de Sévère par l’abbé Paul (ci-dessus, p. 311 et 319).

Marouta de Tagrit, que l’on ne doit pas confondre avec Marouta de Maipherkat, fut le premier des évêques jacobites nommés mapliriens > qui étaient chargés de l’administration des chrétiens de leur confession ré-

bischer Historiker de B.etiigen, p. 38 et 120; comp. Wrigiit, Syriac liter ., 2e éd., p. 182.

1. Sur ce patriarche et ses écrits consulter: Barhebræus, Cliron. eccl ., II, 133 et suiv. ; Assémani, JB. O., II, 422; III, pars I, 615; Wright, Syriac lit., 2e éd., 181.

2. Assémani, JB. O., Il, 02. On lui attribue aussi des versions de plusieurs liturgies grecques.

DU VIIe SIÈCLE.

pandus parmi les Nestoriens. Le nombre des Jacobites s’était beaucoup accru en Perse depuis que les rois Sassanides avaient transporté dans leur empire les captifs de la Syrie et de la -Mésopotamie occidentale. Marouta de Tragrit était né dans l’empire perse à Beit-Nouhadré ; il mena la vie monastique dans les couvents de Zacliée à Callinice et de Mar Mattai près de Mossoul, et étudia

pendant quelque temps à Edesse. Cet évêque résida ensuite à la cour perse , où le parti monophysite était bien vu grâce au médecin Gabriel ; après la mort de celui-ci , il se retira à Akoula (al-Koufah des Arabes) ; il fut nommé métropolitain de Tagrit en 640 et mourut en 649 K . Sa vie a été écrite par son successeur, Denha1 2. En dehors de son commentaire sur les Evangiles (cidessus, p. 177), Marouta écrivit quelques livres liturgiques , des hymnes et des sèdras (prières rythmées pour le sacrifice de la Messe).

Sévère Sebokt est connu par ses œuvres scientifiques (ci-dessus, p. 257 et 282). Ses écrits théologiques se composent : d’un traité sur les semaines de Daniel ; d’une liturgie : d'une lettre au périodeute Basile de Chypre ; et d’autres lettres à Sergius de Singar sur deux discours de Grégoire de Nazianze3.

Jean I, patriarche d’Antioche en 631, mort en 648, composa de nombreux sèdras ou prières liturgiques qui lui valurent le nom de Jean des Sèdras ; il est aussi l’auteur d’une liturgie4.

Nous arrivons à la seconde moitié du siècle, pendant

1. Voir Bariïebræus, Chron. eccl ., II, 119 et suiv. ; Assémani, B. O., II, Al 9.

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