Ibid ., p. 13G
5. Le sujet de ce poème semble emprunté aux Actes de saint Eugène dont la rédaction est attribuée à Mikael, comp. ci-dessus, p. 154, note 1.
LES ÉCRIVAINS
Le XIe siècle.
Ce siècle est aussi terne que le précédent ; la décadence littéraire ne subit plus que de rares arrêts. Après de longs intervalles apparaît quelque savant docteur qui s’efforce de ranimer le feu des études près de s’éteindre, mais ses efforts tourneront le plus souvent au profit de la science arabe.
Les auteurs nestoriens occupent encore le premier rang par le nombre et la valeur de leurs ouvrages.
C’est d’abord Elias I, élu patriarche en 1028, après avoir été évêque de Tirhan, et qui mourut en 1049. Pendant qu’il était évêque , il s’occupa de travaux grammaticaux (ci-dessus, p. 296) ; devenu patriarche, il forma une collection des synodes nestoriens et rédigea des traités de droit civil (ci-dessus, p. 176 et 186). Mari ibn Soleiman 1 lui attribue une Compilation en vingtdeux chapitres sur les principes de la religion , qui pourrait être identique , comme le pense Wright , avec ses traités de droit; et la composition d’une liturgie2.
Un autre Elias , contemporain du patriarche, Elias bar Schinaya, métropolitain de Nisibe, est l’écrivain le plus remarquable du siècle. Il avait mené la vie monastique au couvent de Mikael à Mossoul , puis au couvent de Siméon sur le Tigre; il fut nommé évêque de Beit-Nouliadré en 1002 et métropolitain de Nisibe en
1008 ; il survécut au patriarche Elias I3; il fit une recension de la collection de synodes de celui-ci; et un résumé de ses traités juridiques (ci-dessus, p. 178 et 186). Ses
1. Voir Mans, Amri et Slibæ... commentaria , ed. Gismondi, p. 98; Asskmani, B. O., III, pars I, 2(>3.
2. Non pas a form of consécration of the altar , comme traduit Wkigiit, Syriac liter., 2e éd., p. 233.
3. Cardaiii, Liber thesauri , p. 84, fixe sa mort à l’année 105G.
DU XIe SIECLE.
autres ouvrages sont : une chronique (ci-dessus, p. 211) ; une grammaire syriaque (ci-dessus, p. 294) ; un vocabulaire arabe-syriaque (ci-dessus p. 304) ; des hymnes et des homélies métriques , dont quelques-unes sont con-
servées dans des livres d'offices 1 ; des lettres2. Elias bar Scliinava écrivit aussi en arabe: nous avons mentionné
précédemment (p. 252) son Livre de la démonstration de la vérité de la foi; Assémani a analysé dans sa Bibl. orientalis, t. III , pars I, 270-272, six de ses dissertations arabes.
Abou Saïd Ebediésu bar Bahriz était abbé du couvent
de Mar Elias à Mossoul ; il fat l’un des candidats au
siège patriarcal en 1028, lorsque le sort désigna Elias 1 3 ; il devint ensuite métropolitain d’Arbèle et de Mossoul. Ses ouvrages se composent : d'une collection de canons ecclésiastiques et de décisions (ci-dessus, p. 183); d’un traité sur les successions (ci-dessus, p. 186); et d’une explication des offices de l’Eglise.
Assémani faisait de Daniel bar Toubanita un con-
temporain d'Ebedjésu bar Bahriz; Wright le plaçait au milieu du IXe siècle 4. Si la conjecture de M. Chabot, identifiant Daniel bar Toubanita et Daniel bar Maryam, était confirmée, cet auteur aurait vécu beaucoup plus tôt, à la fin du VIIe siècle, au temps même d’Isaac de Ninive dont il combattit la doctrine (voir cidessus, p. 235).
Parmi les écrivains jacobites, on cite Jean de Maron,
1. Ms. du Vat. 90, 91 et 184; Berlin, Coll. Sachau , n° G4, 10. Une homélie avec la rime unique an et sans olaf a été publiée par Càrdaiii, Liber thesauri, p. 83, comp. ci-dessus, p. 28, note 1.
2. Le ms. syr. Vat. 129 contient les lettres adressées aux évêques et au peuple de Bagdad pour protester contre l’élection du patriarche Jésuyab bar Ézécbiel.
3. Maris , Amriet Slibee... commentaria , éd. Gismondi, p. 98.