Barhebræus, Chron. eccl., I
DU XIIe SIECLE.
et le sel que les Jacobites ajoutaient au pain eucharistique 1 ; quatre poèmes sur le pillage de Mélitène par les Turcs en 1058 2 ; plusieurs lettres, dont quelques-unes en arabe3. Bar Schouschan avait entrepris une codification des œuvres d’Isaac d’Antioche, mais la mort l’empêcha d’achever ce travail (voir ci-dessus, p. 340).
Saïd bar Sabouni était, suivant Barhebræus 4 , un savant distingué, qui écrivit en grec et en syriaque. Le patriarche Athanase VII le nomma au siège épiscopal de Mélitène en 1094 , et il fut consacré évêque sous le nom de Jean. Il entra à Mélitène le jour même où furent fermées les portes de la ville assiégée par les Turcs, et il fut massacré au mois de juillet 1095 , pendant le siège, parle commandant Gabriel5. Bar Sabouni est l’auteur de plusieurs hymnes6.
§ 6. — Le XIIe siècle.
La plupart des ouvrages nestoriens de cette époque ont été composés en arabe; nous ne nous arrêterons qu’aux auteurs qui ont écrit en syriaque.
Joseph bar Malkon , qui prit le nom de Jésuyab au moment de son élévation au siège métropolitain de Nisibe en 1190, mourut sous le patriarche Sabrjésu Y
4. Existe à la Bibliothèque nationale , Cata l. Zotenberg , p. 74; un fragment, ibid., p. 54. Ce traité a été écrit à la suite d’une controverse de Bar Schouschan avec le patriarche d’Alexandrie, Christodule, Assémaini, B. O., II, 144, 356.
2. Voir sur cet événement Barhebræus, Chron. syr., éd. Bruns, p. 252, éd. Bedjan, p. 238; Assémani, B. O., II, 317.
3. Lettre au patriarche d’Arménie, Assémani, B. O., 11,214, 383; Collect. Sachau , n° GO, 1°; lettres arabes au patriarche d’Alexandrie, Christoduie, sur l’huile et le sel du pain eucharistique, Assémani, ibid., II,