‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 227 sur 247 · Barhebræus, Chron. eccl., I · texte numérisé non relu

Barhebræus, Chron. eccl., I

DU XIIIe SIÈCLE.

hebræus dans son Nomocanon ; un traité sur l’institution sacerdotale, et une profession de foi1 ; un poème sur le procès fait au maphrien en 11592.

L’histoire de Théodore bar Wahboun, un disciple de Michel le Grand, est intimement liée à celle de son maître3, contre lequel il s’insurgea. 11 semble avoir rejeté la doctrine monophysite et s’être rapproché des Orthodoxes 4; ses partisans le nommèrent patriarche à Amid en 1180 sous le nom de Jean, tandis que Michel occupait le siège d’Antioche. Cependant la fortune de Bar Wahboun fut de courte durée; il fut déposé et relégué dans le couvent de Barsauma, d’où il parvint à s’échapper. Finalement il se retira en Arménie où le roi Léon le nomma patriarche des Jacobites de son territoire, et il mourut en 1193. Barhebræus3 vante sa science: Bar Wahboun, dit-il, possédait quatre langues : le grec, le syriaque, l’arménien et l’arabe. Cet auteur écrivit une liturgie0, une explication de la Messe et un livre en arabe contre le patriarche Michel 7 .

§ 7. — Le XIIIe siècle et la fin de la littérature syriaque.

Ce siècle a produit encore quelques écrivains de bonne marque : Salomon, métropolitain de Bassora, plusieurs poètes, et Ebedjésu, métropolitain de Nisibe,

1. Ces deux écrits se trouvent en arménien ajoutés à la version de la chronique de Michel.

2. Comp. la notice sur Bar Salibi, ci-dessus, p. 400. Michel révisa en l 185 la vie d’Abhai, évêque de Nicée, Assémani , B. O., Il, 505; Wright, Catal. , p. 1124; Syriac liter ., 2e éd., p. 251.

3. Elle est racontée par Barhebræus avec celle de Michel, Chron. eccl I, 553-589.

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