Bariiebræus, Chron. eccl., I
LES ÉCRIVAINS
chez les Nestoriens; David, fils de Paul, Jacques bar Schakako , Aaron bar Madani et Barhebræus , chez les Jacobites.
On sait peu de chose de la vie de Salomon. Il était natif de Khalat ou Akhlat, ville située sur la côte ouest du lac Van, et devint évêque métropolitain de Bassora; c’est en cette qualité qu’il assista en 1222 à la consécration du patriarche nestorien , SabrjésuL Nous avons eu précédemment (p. 91) l’occasion, de parler de son principal ouvrage intitulé Le livre de l'abeille, une compilation historique et théologique, dans laquelle sont insérées de nombreuses légendes. Assémani avait fait connaître ce livre, dont il a donné une analyse dans sa Bibliotheca orientalis , t. III, pars I, 309-324. Schœnfelder en publia une traduction allemande, assez fautive, en 1866. M. Budge l’a édité avec une traduction anglaise à Oxford en 1886, sous le titre de The book of the bee. Le catalogue d’Ebedjésu2 cite encore de Salomon : un traité sur la configuration du ciel et de la terre; quelques courtes homélies et des prières.
Quelques Nestoriens cultivèrent avec succès la poésie religieuse.
George Warda d’Arbèle composa une collection d’hymnes qui ont été insérées dans le rituel de l’Eglise nestorienne et forment un recueil désigné sous le nom de Warda. Comme le marque Wright3, la date de ces poésies est indiquée par les hymnes qui parlent des calamités survenues pendant les années 1224» 1227.