‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 235 sur 247 · DU XIII0 SIÈCLE · texte numérisé non relu

DU XIII0 SIÈCLE

a laissé une liturgie 1 et des homélies en arabe pour les fêtes de l’année 2.

Barhebræus cite à l’année 1228 le médecin Gabriel

d’Edesse qui composa en syriaque des livres de médecine et de philosophie (ci-dessus, p. 278, note 2).

Il nous est agréable de clore ces notices par Barhebræus dont le nom revient si souvent dans l’histoire de la littérature syriaque. Ses nombreuses œuvres s’étendent sur toutes les branches des sciences ; il semble qu’il ait senti venir la fin de la vie intellectuelle en Syrie, et qu’il songea à ériger un monument résumant toute la civilisation passée , plutôt que de créer de nouvelles voies à l’avenir. De là le caractère impersonnel de ses livres qui manquent d’originalité ; Barhebræus est avant tout un vulgarisateur, mais c’est, en même temps un savant encyclopédiste qui a à son service une méthode claire et précise , une critique sagace. On doit cependant lui reconnaître un vrai talent d’historien ; sa Chronique syriaque et sa Chronique ecclesiastique sont à placer sans conteste au premier rang de ses écrits. Ses poésies sont tournées avec facilité et ne manquent pas de grâce ; elles forment un heureux contraste avec les élucubrations métriques des Nestoriens de son époque qui travestissaient l’art d’une manière si pitoyable. On s’étonne que Barhebræus ait été un si grand écrivain quand on pense aux temps calamiteux pendant lesquels il vivait.

La vie de Barhebræus nous est connue en détail grâce aux informations qu’il nous a laissées dans ses chroniques3. Grégoire Abou’l-Faradj était son vrai nom ; il avait reçu le nom de Grégoire quand il fut con-

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