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LES VERSIONS POSTERIEURES DE L’ANCIEN

ET DU NOUVEAU TESTAMENT

Les Syriens occidentaux, en prenant part, au commencement du VIe siècle, aux controverses de christo-

logie qui agitaient l’Eglise, sentirent la nécessité de posséder une version de la Bible plus conforme aux Septante que ne l’était la Peschitto. L’Ancien et le Nouveau Testament étaient la base de toute discussion, et des malentendus devaient forcément surgir d’une interprétation fondée sur des textes différents ; on n’était que trop porté à accuser ses adversaires de falsification. La version des Septante , pour l’Ancien Testament, faisait autorité non seulement dans l’Eglise grecque, mais aussi dans la Syrie hellénisée; les Syriens des provinces Euphratésiennes et de la Mésopotamie occidentale durent, dans ces conditions, se procurer une version syriaque des Septante. Ils étaient d’autant plus sollicités par ce desideratum que l’Eglise syriaque devenue monophysite eut avec l’Eglise d’Alexandrie des relations beaucoup plus intimes et plus suivies qu’autrefois. La Peschitto de l’Ancien Testament, nous l’avons vu précédemment, avait déjà subi une révision d’après les Septante, mais cette révision,

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