‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 28 sur 247 · LES VERSIONS POSTÉRIEURES · texte numérisé non relu

LES VERSIONS POSTÉRIEURES

n’ayant changé que quelques mots ou groupes de mots, ne l’avait pas profondément modifiée.

En 508, Philoxène, évêque de Mabboug, l'un des plus fougueux défenseurs de l’hérésie monophysite, chargea le chorévêque Polycarpe de faire sur le grec une traduction littérale de U A. et du N. T. Cette nouvelle version semble avoir joui d’un certain crédit pendant le VIe siècle : Moïse d’Aghel (vers 570) mentionne les Psaumes et le Nouveau Testament1; mais elle tomba en désuétude lorsque parurent l Hexaplaire syriaque de l’Ancien Testament et l’Héracléenne du Nouveau Testament. Il n’en existe plus que des fragments dans quelques manuscrits 2.

L’Hexaplaire syriaque a été composée un siècle plus tard, 616-617, par Paul, évêque de Telia de Mauzalat (Constantine de Syrie), à la demande du patriarche d’Antioche, Athanase I. C’est une version syriaque des Septante d’après les Hexaples d’Origène ; elle reproduit consciencieusement les additions et les variantes marquées par des astérisques et des obèles, ainsi que les notes marginales relatives à des versions grecques autres que les Septante3. En fait cette version ne supplanta pas la Peschitto qui continua à être la Bible des Syriens. Son prestige tomba avec les luttes religieuses, en vue desquelles elle avait été créée, après que la con-

quête musulmane eût créé une nouvelle situation à l’Eglise syriaque. Elle demeura cependant comme une œuvre importante de la littérature sacrée qui avait son

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