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Contributions to the Apocr. Literature

LES APOCRYPHES

ms. syriaques et réunis en une collection L Cette collection comprend : 1° Y Histoire de saint Jean à Ephèse, histoire qui, dit le titre, fut composée par Eusèbe de Césarée d’après un livre grec et traduite ensuite en syriaque. C’est une composition postérieure à l’histoire ecclésiastique d’Eusèbe. Le texte syriaque a l’avantage de reproduire un original grec perdu ou non encore publié; 2° le Décès de saint Jean, traduction de la dernière partie (à partir du ch. xv) du texte publié par Tischendorf ; 3° une portion des IlspfoSoi de saint Philippe qui n’existe pas dans le texte grec et qui contient le récit de la conversion du juif Ananias et de la ville de Carthage; 4° les Actes de saint Mathieu et de saint André traduits du grec 2 ; 5° Y Histoire de sainte Thécla, disciple de V Apôtre Paul, traduite du grec1 2 3 4; 6° les Actes de saint Thomas b

Comme le remarque Wright, les Actes de saint Thomas sont la pièce capitale de sa collection. Au moment où cette collection paraissait, on ne connaissait pas encore, dans sa totalité, la rédaction grecque de ces actes, dont l’édition complète a été faite par M. Max Bonnet [Acta Thomæ , Leipzig, 1883). L’édition Bonnet concorde entièrement avec la rédaction syriaque5. Mais le

1 . Apocryphal Acts of the Apostles, Londres, 1871 ; vol. I, le texte syriaque; vol. II, la traduction anglaise.

2. Une rédaction syriaque différente existe à la Bibliothèque nationale, Catal. Zotenberg, n° 234, 40.

3. Cette histoire est comprise dans Le livre des femmes avec les histoires de lluth, d’Esther, de Judith et de Suzanne; comp. Catal. Wright, p. 98, 651, 1042 et 1123.

4. Dans le IIIe vol. de ses Acta martyrum et sanctorum , Paris, 1892, le P. Bedjan a donné une édition amplifiée des Actes syriaques de Thomas. Cette réédition reproduit le texte de Wright avec les variantes et les nombreuses additions du ms. de Berlin. Le texte de Wright est divisé en huit actes (7rç>a£ei$) comme le grec (éd. Bonnet); l’édition de Bedjan comprend seize actes, mais elle n’a pas l’hymne sur l’âme.

5. Lipsius, Die apokryphen Apostelgeschichten und Apostellegenden , Brunswick, 1883, t. I, p. 232.

DU N. TESTAMENT

caractère gnostique, dont ces actes portent une empreinte plus marquée que les autres apocryphes du même genre, est moins sensible dans le texte syriaque qui a été retravaillé au point de vue orthodoxe. L Hymne sur la sagesse y par exemple, que saint Thomas chante dans le premier de ses actes , devient en syriaque une hymne sur l’Eglise. Mais, par un heureux hasard, le syriaque a conservé une hymne gnostique sur Famé que les autres recensions ne possèdent pas ] .

L’origine syriaque de l’hymne sur l’âme n’est pas contestée, et il y a de grandes probabilités pour que les actes aient été entièrement composés en syriaque en Orient, puis aient passé en Occident dans une version grecque. M. Macke2 s’est prononcé dans ce sens, et son avis a été confirmé par M. Nœldeke après un examen comparé de l’édition de Wright et de l’édition de M. Bonnet3. Wright avait déjà signalé le style archaïque de la rédaction syriaque. On a remarqué depuis, que les différentes hymnes contenues dans cette rédaction sont composées en vers de six syllabes, dont les irrégularités de mesure (dans quelques-uns de ces vers) s’expliquent par les retouches d’un copiste orthodoxe. L'auteur avait un souvenir précis des temps et des lieux où il place les événements qu’il raconte ; la route suivie

4. M. Noeldeke a le premier, dans son compte-rendu de la publication de Wright, Zeüschr. der dent. morg. Gesell., 1870, t. XXV, p. G70, reconnu le caractère gnostique de ce morceau. Les critiques se sont rangés à son avis, savoir : M. Karl Macke, qui a traduit cet hymne dans la Theologische Quartalschrift de Tubingue , 1874, p. 3-70; M. Lapsius, qui en a donné également une traduction allemande, Die apokr. Apo.stelg., t. ï, p. 292-300; et M. Bevan qui a réédité le texte de l’hymne avec une traduction anglaise dans les Texts and Studies de M. Armitage Robinson, vol. V, n° 3, Cambridge, 1897.

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