‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 48 sur 247 · Voir note précédente · texte numérisé non relu

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3. Dans Lipsius, Die apocr. apostelgesch ., t. II, 2e partie, p. 423-423; comp. Harnack, Die Chronologie der altchrist. Litteratur bis Eusebius , Leipzig, 1893, I, 345-349.

LES APOCRYPHES

par l’apôtre se rendant aux Indes est bien celle que prenaient les marchands au commencement de l’ère chrétienne; les rois Gondophar et Mazdai, mis en scène dans cette histoire, régnaient effectivement à cette époque1. M. Nœldeke concluait que ces actes ont été écrits à Edesse et sont de l’école de Bardesane. L’époque de leur composition, ajoute M. Lipsius, est l’année 232, date de la victoire d’Alexandre Sévère sur Artaxerxès et du transfert des reliques de l’apôtre à Edesse. C’est ce transfert qui a été l’occasion de la rédaction des actes de saint Thomas. Nous aurions ainsi un document certain de l’influence que les idées gnostiques exerçaient encore sur l’Eglise d’Edesse dans la première moitié du second siècle de l’ère chrétienne.

La popularité dont les Actes de saint Thomas jouirent en Syrie s’explique autant par la vénération qu’inspirait le tombeau de l’apôtre à Edesse que par l’origine syriaque des actes. Jacques de Saroug composa une homélie métrique sur le palais que l’apôtre Thomas construisit pour le roi de Indes 2. Les différents actes de la mission de l’apôtre ont été mis en vers par Giwargis d'Alkosch, un auteur nestorien du XVIIIe siècle 3.

L’histoire de saint Pierre et L’histoire de saint Paul

A. Von Gutsciimid, Die Kœnigsnamen in den apocryphen Apostelgeschicliten dans le Rheinisches Muséum fur Philologie, 18G4, 161-183, et 380-401, ou Kleine Schriften, II, 332-394; Sylvain Léyi, Journal asiatique , janv.-fév. 1897, p. 27.

2. Éditée par Sciiroeter, Zeitschr. der deut. morg. Gesell., t. XXV, p. 321, et t. XXVIII, p. 584.

3. Ce petit poème a été publié par le P. Cardaiii, Liber thesauri de arle poetica Syrorum , p. 130. Barhebræus a résumé les actes de saint Thomas au commencement de la seconde partie de sa chronique ecclésiastique. Dans Le livre de V abeille, éd. Budge, p. 119 (trad., p. 105), c’est le marchand Habban qui ramène à Edesse le corps de l’apôtre.

DU N. TESTAMENT

ont été publiées en syriaque par M. Bedjan dans le premier volume des Acta martyrum et sanctorum. Le deuxième volume de cette collection renferme Le colloque de saint Pierre avec V empereur Néron.

La légende concernant l’invention de la tête de saint Paul est reproduite dans plusieurs manuscrits syriaques; elle est quelquefois insérée dans la lettre apocryphe de Denys l’Aréopagite à Timothée sur le martyre de saint Pierre et saint Paul L On la trouve encore dans Le livre de V abeille et dans une chronique syriaque 1 2.

M. l’Abbé Nau a publié dans la Revue de V Orient chrétien , 1898, une traduction française de la version syriaque des martyres de saint Pierre , de saint Paul et de saint Luc, contenue dans le ms. Add. 12172 et 14732 du Musée britannique, et, en outre, le texte du martyre de saint Luc. M. Nau a établi les rapports qui existent entre le syriaque et les recensions grecques pour saint Pierre et saint Paul. Le martyre de saint Luc n’existe pas en grec , mais seulement en copte et en éthiopien ; il semble d’origine copte; M. Nau est cependant porté à croire à un original grec.

Le sermon de saint Pierre, Le martyre de saint Jacques, Le sermon de Simon fils de Cléophas et Le martyre de Simon fils de Cléophas qui existent dans des ms. arabes du couvent de Sainte-Catherine sont probablement des compositions originales de moines du moyen âge 3.

1. Publiée en syriaque par l’Abbé Martin dans les Analecta sacra du card. Pitra, t. IV, p. 241-249.

2. The book of the bee , éd. Budge, Oxford, 1886, p. 122 (trad., p. 108) ; l’Abbé Nau, Revue de l'Orient chrétien, 1896, n° 3, p. 396 et suiv.

3. Ces apocryphes ont été publiés avec une version anglaise par Mme Gibson, Apocrypha Sinaitica dans le n° V des Studia Sinaitica , Londres, 1896.

LES APOCRYPHES

La version syriaque d’une partie des Homélies et des Récognitions de Pseudo-Clément a été publiée par Paul de Lagarde, Clementis romani Recognitiones syriace , Leipzig, 1861 1 .

On possède en syriaque la plupart des documents contenant les constitutions et les canons attribués aux Apôtres2. La Didascalia apostolorum, perdue en grec, s’est heureusement conservée en syriaque et à été publiée par Paul de Lagarde, Didascalia apostolorum syriace (sans le nom de l’éditeur), Leipzig, 1854 3. Les travaux de critique auxquels a donné lieu cette publication 4 5 6, et le substantiel résumé queM. Batiffol a fait des questions qu’elle a soulevées3, nous dispensent de nous étendre sur ce sujet.

Le manuscrit de la Bibliothèque nationale qui renferme la Didascalia apostolorum , contient des extraits des livres I à YI1 et le livre VIII des Constitutions apostoliques attribuées à saint Clément. Ces textes ont été également publiés par Paul de Lagarde0.

La doctrine des Apôtres a été publiée en syriaque

1. Comparer P. Batiffol, La littérature grecque dans cette collection, p. 47. Mme Gibson a édité dans les Apocrypha Sinaitica , n° V des Studia Sinaitica , deux versions arabes abrégées des Récognitions : l’une d’après un ms. du Sinaï, l’autre d’après le ms. Add. 9905 du Musée britannique. La seconde version est suivie du récit fabuleux du martyre de saint Clément.

2. Dans le catalogue des œuvres de Denys bar Salibi, il est fait mention d’un Compendium Canonum Apostolicorum qui ne s’est pas retrouvé; Assémani, B. O., II, 210.

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