Publié par Boissonade, Anecdota græca , t. V
SUR LES MARTYRS
loi
jectures que le P. Carpentier avait faites sur l’âge et la composition du Martyrium Aretæ 1 . La première partie de ce document a été écrite en syriaque par Sergis (ou George?) , évêque de Resafa, qui se trouvait avec Siméon et Abraham auprès de Mondhir lorsque la lettre de Dhou-Nowas fut remise à celui-ci. Le syriaque a été ensuite traduit en grec, et on ajouta à la version grecque le récit de l’expédition d’Ela-Asbeha.
On a beaucoup discuté sur la lettre de Siméon de Beit-Arscham et sur son authenticité. Les premiers travaux sur cette question, deBlau, de Prætorius et de Mordtmann, ont paru dans la Zeitschr. der dent, morgenl. Gesellsch., t. XXIII, 560; XXIV, 624; XXV, 260; XXXI, 66, (comp. Xœldeke , Tabari, 185, note 1 ; Guidi, La lettera, di Simeone). M. Ilalévy, dans la Revue des Etudes juives, t. XVIII , 16-42 et 161-178, a étudié à nouveau cette lettre et les documents qui s’y rattachent; il conclut en s’appuyant sur des arguments assez probants , que la lettre de Siméon est apocryphe et qu’elle a été composée à la fin du règne de Justinien. En outre M. Ilalévy cherche à disculper les Juifs de l’accusation d’être les auteurs de la persécution qu’il impute à des Ariens. M. Duchesne (Revue des Etudes juives, t. XX, p. 220) ne fait pas d’objection à la thèse de M. Ilalévy en ce qui concerne le caractère apocryphe de la lettre , mais il accepte comme véridique la tradition relative au massacre des chrétiens de Nedjran par les Juifs; comp. Halévy, ibid . , t. XXI, P- J o.
Il existe deux autres documents syriaques sur les persécutions des chrétiens himyarites. Le premier est