Assémani, B. O., Il
4. Publiée par le P. Sciieil dans la Zeitsehr. far Assyriologie , t. XII, d’après un ms. qui se trouve en Orient et le ms. Add. 14733 du Musée britannique. M. Scheil en a donné une traduction française, suivie de deux appendices, dans la Revue de l’Orient chrétien , 1897, p. 240-270 ; ces deux appendices comprennent une notice sur le couvent de Mar Hanina (couvent de Zafaran près de Mardin) et un récit fabuleux de l’entrevue de Mar Sérapion avec Mar Marcos et de la mort de ce dernier.
ET DES ASCÈTES
font connaître plusieurs vies d'autres saints de la Mésopotamie orientale : Zeia, le grand saint du Kurdistan dont les reliques sont à Djélou 1 ; Schalita, disciple de saint Eugène et égyptien d'origine, qui se rendit avec Jacques de Nisibe sur le mont Kardou (Ararat pour y fonder un monastère à l'endroit où l’Arche de Noé s’était arrêtée2; Yonan, un disciple de saint Eugène, qui se rendit en Orient avec son maître et vécut en ascète dans le désert de Péroz-Schabor ou Anbar3; Jacques, évêque de Nisibe, qui assista au concile de Nicée et réussit, à l’aide des prières de son disciple saint Eplirem , à repousser les Perses lors du siège de Nisibe en 338 h
Les actes cle Saint Eplirem appartiennent à cette catégorie, mais, comme nous parlerons de cet illustre Père dans la seconde partie de notre livre, nous renvoyons sa biographie à cette partie.
A saint Eplirem est attribuée à tort la rédaction des Actes d’ Abraham de Kidounci et des Actes de Julien Saba , deux saints qui étaient contemporains de ce Père :j. Les Actes d’ Abraham mentionnent des faits postérieurs au IVe siècle. ; les Actes de Julien sont évidemment du même auteur qui a écrit la vie d’Eusèbe de Samosate. Ce qui a pu donner lieu à cette attribution erronée , ce sont les hymnes que saint Eplirem a composées en l’honneur de ces ascètes6.