Anciennes littératures chrétiennes
4 Wright et 1’ « Histoire de l’ancienne littérature É: chrétienne » de G. Krüger, résumera l’histoire - littéraire chrétienne de langue grecque depuis les À origines jusqu'à Justinien, c’est-à-dire jusqu'au
terme où l’on est convenu de fixer la frontière de la littérature byzantine.
» Les controversistes comme Irénée, Hippolyte, É Origène, ont indirectement été les historiens littéraires des hérétiques dont ils réfutaient les écrits,
> et l’histoire ecclésiastique leur doit de ne s'être
- point fixée dans le seul genre de la chronique ou de
> lhagiographie. Grâce à eux, en effet, Eusèbe de Cé- sarée, entreprenant l'histoire des trois premiers
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siècles chrétiens, s’est intéressé, en même temps qu'aux listes épiscopales et aux persécutions, aux . «hommes qui en chaque génération, soit sans écrire,
soit par écrit, avaient préché la divine parole, et À b
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xX AVANT-PROPOS.
à ceux aussi qui s'étaient donnés pour propagateurs des nouveautés, des erreurs et de la fausse
science » (4. E. 1, 1). L'Histoire ecclésiastique
d’Eusèbe est ainsi pour nombre décrits perdus et. que nous ne connaissons que par lui, la plus précieuse source historique de la plus ancienne littéra= ture chrétienne. Les historiens ecclésiastiques, postérieurs à Eusèbe, comme Socrates ou Sozomène, et les controversistes aussi, comme Épiphane ou Léonce de Byzance, ont continué la tradition et nous sont par là d’un utile secours. Le De viris inlusiribus de saint Jérôme, en 392, inaugura la pure histoire littéraire. Toutefois l'autorité de ce premier essai est faible : la matière de soixante-neuf de ses notices sur cent trente-cinq est textuellement (mais non sans inexactitudes) prise à Eusèbe, et dans les autres où le témoignage de Jérôme est indépendant, il convient, ainsi que le rappelaient récemment les Bollandistes, de « le peser avec la défiance que doit inspirer un écrivain qui se montre plutôt publiciste de talent, écrivant au courant de la plume, qu’historien consciencieux » et précis. Jérôme a eu chez les Latins une suite de continuateurs, dont le pre-
mier seul intéresse notre histoire, Gennadius de Marseille en son De oiris inlustribus (ca. 480). Le De institutione divinarum litterarum de Cassiodore, composé entre 537 et 555, est une introduction à l’étude de la Bible qui renferme des informations excellentes sur les commentateurs grecs.