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Le livre que le marbre désigne sous le titre de X90nxdv était une chronique dont le texte original est perdu, mais qui s’est trouvée latinisée et incorporée
dans trois compilations. D'abord dans celle que l'on a
coutume d’intituler le Ghronographe de 354, savoir le calendrier romain exécuté par le calligraphe du pape Damase, Furius Dionysius Filocalus; secondement dans le texte qui, sous le titre de Liber generationis <T mundi =>, après avoir circulé isolément, figure en tête du soi-disant Frédegaire ; enfin dans le texte connu sous le titre convenu de PBarbarus Scaligeri. Personne n’a tenté encore une restitution de la chronique
d'Hippolyte. Le Liber generationis se terminait par.
un Catalogue pontifical donnant avec les noms des papes l'indication de leurs années de siège, et ce catalogue, qui s’arrètait à Pontien, a servi de base au Catalogue Libérien jusqu'à concurrence de l’année 235, en cela exactement antérieur à l'exil de Pontien et d'Hippolyte. À ce calcul la Chronique est le dernier travail d'Hippolyte!.
Des données positives que nous venons d’énumérer on peut conclure que l’activité littéraire d'Hippolyte s’est produite vers l'an 200 et a pris fin vers 235; qu’elle embrasse des travaux d'exégèse, de controverse contre les hérésies, d’apologie, d'exposition dogmatique, enfin de comput et de chronographie. Computiste, il a mission en 222, la dernière année du pape Calliste, de dresser un cycle pascal pour l'église romaine; chronographe, il dresse le catalogue épiscopal de l'église
1, MOMMSEN, Chronica minora, 1. 1 (Berlin 1892), p. 78 et suiv. publie
le texte du Liber generationis et du Barbarus Scaligeri parallèlement.
.— Ducuesne, Lib. pontif. & I, p. r-1v et 2-5. H. Gerzer, Sextus Julius
Africanus, t. I, p. 1-23, ACL, t. I. p. 625. SALMON, art. « Chronicon Canisianum » du DCB.
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