‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 28 sur 63 · EL · texte numérisé non relu

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tomes sur Jean, dédiés à Ambroise, datent du second

enseignement d'Origène à Alexandrie, et sont les premiers de tous les tomes d'Origène : les tomes VI* et suiv. datent de 231*; les derniers ne sont pas anté-

rieurs à 237* et à la persécution de Maximin. Les huit

premiers tomes sur la Genèse ont été publiés à Alexandrie, les derniers à Césarée; les tomes sur les lamentations ont été publiés à Alexandrie ; les petits

prophètes, Romains et Mathieu sont postérieurs à 244 et datent de Césarée; les cinq premiers livres sur le Cantique, d'Athènes (240*); les derniers, de Césarée ; Isaïe et Ezéchiel sont de la période 235-240.

Le catalogue hiéronymien compte les tomes suivants : « /n Genesim libros XIV. — In Isaiam lib. XXXVI. — In Osee de Effraim lib. I. — In Osee commentarium.— În lohel lib. IT. — In Amos lib. VI. — In lonam lib. I. — In Micheam lib. IT. — In Naum lib. Il. — In Abacuc lib. III. — In Sophoniam lib. I. — In Aggeum lib. I. — In principio Zachariae lib. II. — În Malachiam lib. II. — In lesechiel lib. XXIV. — In psalmos..….." — In Proverbia lib. III. — In Canticum canticorum lib. X, et alios tomos II quos scripsit in adolescentia. — In lamentationes leremiae tomos V.

— ]n Matthaeum lib. XXV.— In loannemlib. XXXII.

— In Lucam lib. XV.— In epistulam Pauli apostoliad

Romanos lib. XV.— ]n epistulam ad Galatas lib. XV. — In epistulam ad Ephesios lib. IT. — In epistulam ad Philippenses lib. I. — In epistulam ad Colossenses lib. IT. — In epistulam ad Thessalonicenses db. III. — In epistulam ad Titum lib. I. — In epistulam ad Philemonem lib. I. » Voici ce qui subsiste : GENÈSE : trois fragments grecs, deux latins.

1. Le catalogue énumère sur divers psaumes ou groupes de psaumes un total de 45 tomes.

. Psauues : nombreux fragments grecs.

ProvergEs : nombreux fragments grecs.

= CaNTIQUE : un fragment grec du commentaire de

jeunesse : deux D grecs du commentaire en

- dix livres; enfin dé ce 2 commentaire, en latin,

quatre livres traduits des adaptes par Rufin.

LamenrarTioxs : nombreux fragments grecs.

Isare : deux fragments latins.

Ézécmiez : un Péeuient grec.

Osez : un ae grec.

Marnreu : en grec, des livres X-X VIT (M4. xinr, 36xx, 33); un latin, une adaptation anonyme, incomplète (Mt. xvr, 13-xxvnr, 63).

JEAN : en grec, les livres I, II, VI, X, XIIL, XIX (incomplet), XX, XXVIIT, XXXII, plus nombreux fragments !.

Romarxs : un fragment grec; en latin, une adaptation en dix livres par Rufin.

GALATES : trois fragments latins.

Épmésrexs : un fragment latin.

CoLossiexs : autant.

THEssALONIGIENS : autant.

PuiLéMox : autant.

Tire : cinq fragments latins.

Il n’est pas probable que les Zyrnoeis noûc Brovihor, ou controverse contre Bérylle de Bostra, aient été distinctes des actes du synode tenu pour juger Bérylle : le catalogue hiéronymien n'en parle pas. Il parle au contraire d’un Dialogus adv. Candidum Valentinianum, qui est perdu. Un prétendu ÆAd20oyoç noùç Tor dyvauova Bécoov est un entretien auquel Jules l'Afriçcain fait allusion dans sa lettre à Origène, et cet en-

4, A. E. Brooke, The commentary of Origen on saint John's Gospel (Cambridge 1896).

tretien n'a pas dû être un livre, pas plus sans doute qu'une dispute avec les juifs dont Origène parle luimême {(Contra Cels. 1, 45)!.

Mais nous possédons dans son intégrité le traité signalé par Eusèbe {vr,-36, 2), omis par le catalogue hiéronymien, conservé par un ms. sinon unique, au moins archétype des autres (Vatican. gr. 386, XIIT° siècle) : le traité Kura Keslood. Il date du temps de l'empereur Philippe l'Arabe (244-249), probablement de 248 (Neumann), et fut composé à la demande d’Ambroise ; c’est une réfutation du 467oç &inOnc (ca. 178) du platonicien Celse. Origène n’entreprend pas une apologie générale du christianisme : il s’astreint à suivre la marche mème de Celse, il cite textuellement ses dires, et il les réfute. On a pu ainsi restituer pour une forte part le 46yoc dAnbrc, grâce aux citations d'O= rigène. Mais l'attaque de Celse était assez méthodique et approfondie pour fournir à Origène un plan à ses huit tomes et l'occasion d'y traiter les principales quesions que soulève sur le terrain de l'histoire et de la. théodicée le fait chrétien?. On a pu dire que Celse et Origène s'y montrent « essentiellement modernes », et qu'ils plaident au fond. Le Contra Celsum « est la meilleure et la plus compréhensive défense de la foi chrétienne qui nous soit venue du temps des Pères : la foi n'y est pas défendue contre les préjugés ou la malice du populaire, comme c'est le cas avec les premiers apologistes, mais contre un acte d'accusation étudié, . fort d’un philosophe païen, qui était (il semble) un.

1, ACL, p. 871.

2. Les Griechischen christl. Schrifsteller de l’'Acad. de Berlin annoncent l'édition critique de l’'Exhort. ad martyr. et du Contra Celsum par P. KOETSCHAU. — J. MOZLEY, art. « Celsus » du DCB. K. NEUMANN, Der rümis-

che Staal und die aligemeine Kirche, t. I (Leipzig 1890), p.265. ACL, t. 1, p. 377. Horr, Six lectures on the antenicene Fathers (Londres 1895).

juriste romain accompli, et qui écrivait au nom de la

plus haute philosophie du temps et avec le souci pas-

sionné du bien de l'Empire romain... Tout ce traité est à lire et à relire » (Hort).

Un Ilsoù druorécews mentionné par Eusèbe (vr, 24, 2) comme un traité en deux livres, et par le catalogue hiéronymien sous le titre de « De resurrectione lib. II et alios de resurrectione dialogos Il », appartenait au second enseignement d'Origène à Alexandrie. On n'en a que deux fragments grecs et quatre latins. Le traité de Méthodios sur le même sujet est une réfutation de celui d'Origène. — Il est question d'un traité du libre arbitre dans le commentaire d'Origène sur l’épitre aux Romains {vir, 16); mais il n’est pas sûr que dans ce passage l’auteur ne fasse pas allusion simplement au

Periarchon (Krüger). — Des Æroœuareis sont men-

tionnés par Eusèbe (vr, 24, 3) et Jérôme écrit (Epist.

*Lxx, 4) : « Hunc [Clementem A.| imitatus Origenes decem scripsit Stromateas, christianorum et philosophorum inter se sententias comparans, et omnia nostrae religionis dogmata de Platone et de Aristotele Numenio Cornutoque confirmans ». On en a deux fragments grecs et dix latins.

Le Ilsoi doyov ou traité des principes était l’œuvre dogmatique maitresse d'Origène. Le texte grec est perdu, à l'exception de quelques fragments grecs conservés par la PAilocalie et Justinien. On a une

version latine exécutée par Rufin en 398, et dont l'infidélité lui valut toutes les sévérités de Jérôme. Jérôme lui-même, en 399, entreprit une traduction littérale : « …librum Origenis ad fidem, quemadmodum ab ipso auctore editus est, tuo sermone manifestes, et quae à defensore eius [Rufin] interpolata sunt prodas » (Epist. Lxxxin), lui demandaient ses amis romains : mais il ne

subsiste de la traduction hiéronymienne que vingt-sept courts fragments cités par lui dans une lettre (Epist. cxxiv). Le Periarchon a dû être publié par Origène peu avant 230, à Alexandrie (Euseb. vr, 24, 3). C'est une somme en quatre livres : le premier traitant de. 5 Dieu et de la création; les deux suivants de la Provi-: dence, de l’homme, de la rédemption; le dernier dé. l'Écriture : la philosophie du christianisme et son fondement. Le Periarchon est le plus ancien essai de mise en forme systématique de la doctrine chrétienne (Westcott).

Deux livres font groupe à part, le Tloorosntixôc 16y0g sig uagrioor, adressé à Ambroise et à Protoktetos, un prêtre de Césarée, tous deux alors emprisonnés. Cet … opuscule date de la persécution de Maximin (235-7). C'est une enthousiaste et chaleureuse exhortation au martyre, toute l'âme d'Origène. Cette Exhortatio ad martyrium, signalée par Eusèbe (vr, 28) et par le catalogue hiéronymien, n'a pas été traduite en latin : ‘4 nous l'avons en grec. — Le Lleoi styc, adressé à Am- F broise et à Tatiana, sa sœur, est un traité sur la valeur, le devoir et la méthode de la prière, et comprend une explication du Pater. Il peut être de 235, sinon antérieur. On se plait à y voir la perle de toute l'œuvre d'Origène (Krüger).

Quelques ouvrages sont connus par leurs titres seuls, tels que les donne le catalogue hiéronymien : De pas- \ cha hom. VIII. — De Proverbiorum quibusdam quaestionibus lib. I. — De pace hom. I. — Exhortatoria ad …

Pioniam. — De ieiunio. — De monogamis et trigamis à hom. II.— In Tarso hom. II. — Jérôme (Epist. xxx1v, 1) parle d'un Tractatus de Phe littera, où l’on ineline à voir simplement un passage du commentaire du psaume CXVII.— Le De nominibus hebraicis de Jérôme est une réfection d'un Lexicon nominum hebraicorum d'Ori-

- gène, lequel était lui-même une réfection de l'Onomas-

ticon de Philon : nous avons l'édition hiéronymienne. C’est un index explicatif étymologique des noms propres

| É hébreux !.

La correspondance d'Origène n'avait pas été re-

cueillie de son vivant; Hicdbe (vr, 36, 3) parle d'une

centaine de lettres qu'il a rassemblées; Rufin (De adult. lib. Orig.) cite une lettre « ex libro epistula-

rum Origenis IV°. » Le catalogue hiéronymien fait men-

tion de plusieurs séries de lettres à Origène mêlées aux

siennes propres : « Origenis, Frumiani [Firmiliani?] et Gregorii… et diversarum ad eum epistularum lib. II. — Epistula ad Esifodorum super causa Origenis ên lib. IT. — Epistularum eius ad diversos lib. IX. — Atiarum ‘epistularum lib. II. — Item epistula pro apologia operum suorum lib. II. » Eusèbe ({. c.) parle

d’une lettre à l'empereur Philippe, d'une autre à l’im-

pératrice Severa (femme de Philippe), d'une autre au

pape Fabien, d’autres à divers évèques : il n’en reste rien. On relève la trace chez Eusèbe (vi, 19, 12),

d’une lettre « à certains qui lui reprochaient son appli-

cation aux sciences des Grecs »; chez Rufin (7. c.), d'une lettre « ad quosdam caros suos alexandrinos »,

où Origène protestait contre son excommunication

- par Démétrios; chez Eusèbe encore {vr,2, 6), d’une let-

tre d'Origène à son père Léonidas; chez Suidas {s. p. Qoy.), d'une lettre à un anonyme concernant Am-

% F x * broise. On a un fragment grec d’une lettre à Pho-

tios et André prêtres; trois fragments latins d'une

lettre « ad Gobarum de undecima »; un fragment latin d'une lettre « ad Firmilianum de his qui fugiant quaes-

tionem » (ACL. t. 1, p.388). Il subsiste deux lettres inté-

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