de M. Krumbacher, de Munich, a fait
époque : il vient d’en paraître une seconde édition où la littérature théologique byzantine a été
traitée par notre confrère A. Ehrhard, de Würz-
bourg, avec une exceptionnelle compétence.
On trouvera dans notre présent livre un exposé
rapide de l'état des études d'histoire littéraire
grecque chrétienne : ce sera moins une histoire, qu'une introduction. La psychologie des auteurs
et l'esthétique des œuvres donneraient lieu à des
développements dont la place n’est pas ici. La phi=
lologie est à créer, car, pour les écrivains qui vont
nous occuper, la critique du texte est à ses débuts . et l’histoire de la langue n’existe pas encore. L’his-.
toire des doctrines est de la compétence de l’historien des dogmes et doit ici même lui être
réservée. Il nous restait à classer, à dater, à ca-
ractériser les pièces de cinq siècles de littérature
ecclésiastique : nous nous sommes appliqué à le
faire aussi exactement et sobrement que pos-
AVANT-PROPOS. xv
sibie. La bibliographie nous a semblé appeler un critique : il faut, pensons-nous, se résigner à abandonner les livres qui furent bons, mais qui ont été remplacés par de meilleurs; s’il en est un qui tienne lieu de vingt autres, il faut citer celui-
- à seul; le rappel de tout ce qui s’est écrit sur une question n'est utile que si la question n’est
- pas encore résolue. Voilà pour les livres récents. =
Pour les livres anciens, nous n'avons pas tenu à
donner ici ce qui était à la portée de chacun ail- É leurs, et excellemment dans le répertoire de l'abbé Chevalier.
Paris, mars 1897.