‹ Anciens théâtres de ParisChapitre 31 sur 45 · LE BOSSU · texte numérisé non relu

LE BOSSU

HM. ANtCET BODHGEOIS ET PAUL FETAL

-^iirnent la piî'if : iiii mnii manque sur Tafficlie qui anrail dû sv liiv avant Ions Ifs autre? : celui de

V. Sardou, « C'est lui, en effel, nous apprend ie. Irès complète étude érrile sur son illustre père par André Sardou, qui, en collaboration avec Paul

Féval, écrivit le Bossu. L'ouvrage ne fut mi^me pas lu par Fournier, directeur de la Porle-Sainl-Martin, qui plus tard le fit jouer avec tant de succ<'s. Féval obtint de Sardou l'autorisation de transformer la pièce en roman, ot c'est de ce roman que plus tard fut extraite la seconde version de la pièce, sans que le tout ail jamais rapporté un centime de droits à Sardou. » Mélingue y fut admirable, et Vannoy, dans sa pittoresque création de Cocardasse, y eut un gros succès personnel. Ce fut après lui l'excellenl

Péricaud qui arbora fièrement le feulre effiloqué du vieux maitre d'armes et sut se faire applaudir à son tour. Le croirait-on, Mélingue hésita longtemps à jouer te Bossu. M""" Mélingue s'opposait à ce que son mari s'afTublàt, ini^me momentanément, do la bosse célèbre de l'illustre Lagardère !

Jusqu'au bout, avons-nous dit, cette pièce devait rapporter des ennuis à son véritable auteur. 11 y eut dans le Figaro une l'orte polémique à son sujet, dans laquelle Féval se mon trait plus qu'ingrat envers Sardou qui devait facilement avoir le dernier mot d'ailleurs, etqui, dans une riposte dé- ''*'~!s''i86i"*"^''*' finitive, concluait

ainsi : « Paul Féval a décidément toutes les chances : il signe seul leTiossu, je ne suis pas nommé; on lui pave même son article d'attaque et je lui réponds gratuitement, moi qui ai écrit toute la pièce de ma main et, sauf de légères différences, telle qu'on la joue, il étaitdit que /e Bossu ne me rapporterait jamais rien... au contraire 1» Ce fut le dernier succès de la direction Marc

Fournier — qui, apr^s avoir vainement tenté le succès en montant des féeries dans lesquelles il introduisait des numéros exceptionnels, des dompteurs, des danseuses étoiles ou de sensationnels chanteurs, comme Thérésa et Darcier dut passer la main et céder en 1868 la direction à Raphaël Félix, frèi-e de Rachel.

Après une assez longue fermeture du 4héâtre, Félix eut l'heureuse chance dhériter du dernier traité signé par son malheureux prédécesseur : V. Sardou s'était engagé h fournir un drame à la Porte-Saint- Martin : ce drame était Patrie. C'est le 18 mars

1869 que fut donnée la i.vmai.ne \ebs isea.

première représentation de cette œuvre magistrale. Elle succédait à Cadio de George Sand qui, malgré de grandes qualités, n'avait pas obtenu le succès attendu. Roger, l'ancien ténor de l'Opéra, avait été engagé tout spécialement, et ce fut une déception, d'autant que le malheureux acteur, ayant perdu son bras droil dans un accident de chasse, se servaitdifficilement d'un bras mécanique; à deux reprises, en scène, des incidents pépibles se produisirent, liref, un

succès d'estime : c'est alors que triompha Patrie, he nom de Sardou fut acclamé. Gévaërt, le musicien Belge, avait autrefois demandé à Sardou de lui faire un libretlo sur le siège de Leyde à l'époque du duc d'Albe cl lui avait envoyé de précieux documents dont : l'Histoire des Pays-Bas par Lothorp Molley — (à qui d'ailleurs Sardou dédia Pairie). ~ Ce fut dans cet ouvrage que Sardou trouva l'allusion à un patriotique complot dénoncé par une femme jalouse, qui sert de pivot à l'œuvre admirable de Sardou. Ce beau drame, vibrant d'héroïsme, de liberté, de D.iss «PATRIE». patriotisme et d'abnéga-

tion, rallia tous les suffrages : Dumaine, Berton, Charly, Ch. Lemaitre, Fargueil et Léonide Leblanc en furent les excellents interprètes, et la Porte-Saint- Martin reconquit son ancienne gloire. Ce devait être la dernière soirée de f^te donnée en cette vieille salle de la Porte- Saint- Martin, inaugurée en 178t.

En 1H70, pendant le siège de Paris, alors que tous les théâtres avaient spontanément fermé leurs portes à dater du 17 septembre, jour de l'investis-

semenl, la Portc-Saint-Marlin orgaaisa, comme l'Ambigu, quelques représentations pairioliques. Cesl à la Porte-Saiiil-Martin que, leS novembre 1870, ^T: '^' ". -:~

THEAXM DE lA PORTE 31 MARTllT.

ter le nom de son illustre prfeidcnl d'honni Victor Hugo,

Il nous a paru curieux de reproduire ce programme. Les meilleurs artistes de Paris, ceux qui si simplement firent leur devoir dans les rangs de Tarmée ou sur les remparts, avaient tenu à se faire les interprètes des strophes enflammées et vengeresses du grand poète.

Pour cette solennité, le Comité avait fait imprimer et distribuer Tavis suivant :

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