‹ André Chénier, critique et critiquéChapitre 83 sur 89 · Cette seconde lettre est datée de Paris, ao février · texte numérisé non relu

Cette seconde lettre est datée de Paris, ao février

3. M. Léo Claretie, dans le Gaulois du i5 mai 1898, a écrit un article sur la maison natale d'André Chénier à Constantinople. Il y raconte la pose, improvisée et tardive, d'une plaque commémorative sur ce modeste logis et demande avec raison pourquoi, par ce temps de statues, Chénier n'a encore la sienne nulle part.

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1879. — Bibliothèque universelle et Revue SUISSE (novembre-décembre 1879). Deux articles d'Eugène Rambert, professeur à l'école polytechnique fédérale*.

L'un renferme une analyse des travaux critiques publiés sur les œuvres d'André Chénier. — L'autre présente un jugement assez nouveau sur l'union intime du génie antique et de l'esprit moderne chez notre poète.

1880. — La fin du XVIII* SIECLE, par E. Caro (2 vol. in-12).

Au tome II, pp. 206-878.

Chapitre vu. André Chénier d'après des publications nouvelles. (Il s'agit de l'édition de G. de Chénier et des travaux de Becq de Fouquières.)

Non seulement Chénier fut le dernier des classiques et « un véritable ancien dans une langue moderne », mais encore il éprouva le sort des auteurs antiques, et n'arriva, pour ainsi dire, que par révélations successives à la publicité. Résumé de l'histoire du texte, jusqu'en 1874. Restait à faire (( la publication m/égrale^ authentique, des manuscrits. Nous l'a-

I. E. Rambert était alors professeur de littérature française au Polytechnicon de Zurich. Un critique, Ph. Godet, a dit de lui qu'il fut (( l'un des représentants les plus complets du génie Vaudois ».

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vons maintenant. » (Il y a des réserves à faire sur cette assertion.) Caro décrit ensuite Tédition nouvelle, insistant sur certains points de la notice, spécialement sur les aventures amoureuses d'André.

Dans la querelle, dès lors ouverte, entre les partisans de Becq de Fouquières et ceux de G. de Chénier, Caro s'est résolument rangé du côté de ces derniers. Il affirme hardiment que (( tout nous est donné » et que Becq de Fouquières est dépassé. Après l'éloge de la classification des pièces, modifiée par le dernier éditeur, et quelques citations des poèmes inédits, il rencontre les ébauches de drames, comédies et satyreSy que l'édition de 1874 a révélées. Il en transcrit de nombreux fragments. La nouvelle édition permet, de plus, de mieux comprendre la méthode de Chénier, de surprendre, en quelque sorte, ses procédés. — L'universelle curiosité du poète se porte en tous sens. De Shakespeare, comme des anciens, il tire des traits dont il use, sans qu'on puisse l'accuser de plagiat. Exemples. — Cette étude du détail l'a amené à chercher des efiets nouveaux de versification : inversions, rejets, violation de la loi de la césure. Composant par touches successives, il mène de front plusieurs sujets, auxquels il travaille simultanément. Observons que son inspiration ne s'échauffe et ne s'élargit que lentement. Ainsi, le poète bucolique se hausse, par

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degrés, jusqu'à la conception d'un poème encyclopédique.

Chapitre viii. Le poète publiciste. L'enquêfe sur la vie politique de Chénier fut menée surtout par Sainte-Beuve et Becq de Fouquières.

On ne lira guère, dans ce chapitre, que la mise en œuvre des documents contenus dans l'édition des Œuvres en prose.

Chapitre ix. André Chénier. Sa lutte contre la Terreur. (Même observation.)

Chapitre x. André Chénier. Sa vie à Saint- Lazare. — Caro a résumé, dans cette étude et dans la suivante, les « informations nouvelles » recueillies sur la captivité et le procès de Chénier. Il y a là un effort évident et avoué pour concilier ces informations avec c( les souvenirs personnels de la famille )> , qui souvent sont en désaccord avec elles.

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