TROISIÈME ÉPOQUE, SCÈNE V
JOSEPH *
Comment?...
M. LOUIS DE CHËMEB.
Oui, j'ai couru, j'ai parlé, j'ai prié; J'ai remué cliez eux un reste de pitié ; J'ai tout (lit : sa vertu, son passé, sa jeunesse; Enfin ils ont promis mon fils à ma vieillesse. Us te rendront à moi bientôt, demain, ce soir... Clier enfant, qu'un moment j'ai cru ne plus revoir. Ainsi, plus de douleur ni de tristesse amère ; Je te reconduirai sain et sauf à ta mère. André, la pauvre femme est là-bas qui t'attend Au foyer paternel ; et je mourrai content.
JOSEPH, àl-art.
Dieu!...
ANUHE, bài, en lui «erniillt ui«io.
Tais- toi !
M. LOUIS »E CHÉMEH.
Mais ton front se couvre d'un nuage.
Uéjouis-toi, ledis-jCj et fais-moi bon visage.
ANDBÉ.
Je crains (juc cet espoir, trop aisément conçu, Par les événements ne soit bientôt déçu, Et que...
M. LOUIS DE CUÉMEU.
NoUp ce n'est pas une espérance vaine, Et je n'ai pas reçu de parole incertaine.
' M. L, do Clà'nicr. André, Joseph.
Tu vivras, est-ce dit? Je veux aller chercher
Loin , bien loin dans les champs, un coin où nous cacher,
Et nous serons encor, malgré le ciel contraire,
Heureux avec Sauveur, et Joseph et ta mère.
Maintenant, que ma joie éclaire aussi tes yeux.
ANDBK.
Je vous crois donc, mon père, et me voilà joyeux.
UN GBOLIEB, s'avançanf, à M. Louis dâ Chénier.
Citoyen, il est temps de partir.
ANDBÉ.
Tout à l'heure.
LE GEÔLIER
Il est temps !
M. LOUIS DE CHÉNIER
A bientôt, André.
ANDRÉ
Pardon!... je pleure.
Mais... je ne puis parler... Mon père, embrassez-moi.
Il l'euJ>rassat A Joiepti.
Adieu, mon frère.
JOSEPH
Adieu, mon frère.'
ANDRÉ, bas.
Contiens-loi.
Veille sur lui... Ta main!... Adieu!...
M. L. d« Chénisr el Mtric-Josoph sur(ent.