‹ André del Sarto, drame en 2 actes et en proseChapitre 32 sur 37 · LIONEL, CORDIANI, ANDRÉ, PUIS DAMIEN · texte numérisé non relu

LIONEL, CORDIANI, ANDRÉ, PUIS DAMIEN

ANDRÉ, entrant.

Me voilà.

(Lionel prend les épées des mains d'André; après les avoir

mesurées, il en donne une à Cordiani et

l'autre à André.)

ANDRÉ

En garde !

DAMIEN, entrant.

André, je n'ai pu remplir la mission dont tu m'avais chargé. Lucrèce refuse mon escorte... Elle est partie seule à pied, accompagnée de sa suivante.

(Il tonne.)

Dieu du ciel! quel orage se prépare!...

DAMIEN

Lionel, je me présente ici comme le second de Cordiani. André ne verra dans cette démarche qu'un devoir qui m'est sacré; je ne tirerai l'épée que si la nécessité m'y oblige.

CORDIANI

Merci, Damien, merci.

LIONEL

Ètes-vous prêts?

ANDRÉ

Je le suis.

CORDIANI

Je le suis.

(Ils se battent, Cordiani est blessé.)

DAMIEN

Cordiani est blessé.

ANDRÉ, se jetant sur lui.

Tu es blessé, mon ami?

LIONEL, le retenant.

Retirez-vous, nous nous chargeons du reste.

CORDIANI

Ma blessure est légère, je puis encore tenir mon épée.

LIONEL

Non, monsieur, vous allez souffrir beaucoup plus dans un instant. L'épée a pénétré ; si vous pouvez marcher, venez avec nous.

CORDIANI

Vous avez raison ; viens-tu, Damien? donne-moi ton bras, je me sens bien faible. Vous me laisserez chez Manl'redi.

ANDRÉ, bas à Lionel.

La crois-tu mortelle ?

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