ACTE
MORAND, à Truphème.
El que représentiez-vous au milieu de tout cela, vous?
• TRUP1IÈME, lui terrant du thé.
La Curiosité... (Louis* essaye de déchiffrer. Truphème se pliure aux premières
urne».) Ah ! charmant ! délicieux !
LOUISE, se lerant.
Ce piano est faux !
TRUPHÈME , à part.
Heureusement!
LOUISE, i part.
Ce pauvre Henri!... Je le vois encore comme foudroyé par la terrible révélation. L'air et la voix du général, du reste, auraient suffi pour lui ôter sa dernière espérance... il s’est lu, mais son silence était plus désespéré que des larmes.
ROSE, remettant à Louise uno lettre que Joseph a apportc'e.
De la part de monsieur Henri.
TRUPHÈME, à part.
Il se passe quelque chose ici.
LOUISE, lisant bas.
« 11 doit vous être douloureux, madame, de portera Margue- » rite le coup de la mort. Voici une lettre pour elle. Lisez-la, » madame, et si elle répond à la volonté de mon père, envoyez- » la sur-le-champ à mademoiselle Gérard. Marguerite ap- » prendra ainsi par moi-même mes lâchetés et mon abandon. »
(fille parcourt la 'seconde lettre.)
MORAND, à Truphème.
Vous êtes cousu d’hérésies.
TRUPHÈME.
Madame de Mardcuil était peinte comme une gouache. Véritablement, elle avait trois ans de moins que sa fille. Quant aux autres femmes, c’était une collection de nudités qui se relayaient, madame de Mardeuil en tête.
LOUISE, après aToir lu la lettre.
Non... de certaines vérités s’adoucissent en passant par la bouche d’une femme, (a Rose.) Je serai dans la serre, vous me préviendrez dès que mademoiselle Gérard sera venue. (Rose sort.)
Vous nous quittez, Louise?
LOUISE
Je suis là. (fille entre ilan* b serre , elle s'occnpe de ses fleurs et des oiseaux.)