‹ Andre Gerard drame en cinq actes en proseChapitre 62 sur 98 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

TRUPHÈME, MORAND.

MO H AND, se levant.

Que pensez-vous du mariage?

TRUPHÈME, achevant de vider sa tasse.

C’est une fin, comme on dit, et tout ce qui finit est triste. Le mariage m’a toujours fait TeiTet d’une corde tressée par l’inconséquence, qu’on se met au cou dans un jour de folie... Et on y reste pendu toute sa vie!...

MORAND

Une belle morale!...

C’est la mienne.

MORAND

J’avais songé à vous marier.

TRUPHÈME, se levant.

Que vous ai-je donc fait, général?... me marier?... moi? (Morand sonne, un Domestique vient et emporte U plateau.)

# TRUPHÈME, ouvrant la corbeille.

Mais il me faudrait aussi une corbeille... (prenant un mouchoir) et de beaux mouchoirs avec des chiffres entrelacés.... un M et un G... Marie de Guenersan... une belle fille et trois cent mille écus de dot... (Refermant la corbeille.) Je ne me servirai jamais de ces mouchoirs-là, moi!

MORAND

11 y a toile et toile, batiste et batiste... Cinquante mille francs, par exemple!

TRUPHÈME.

Cinquante mille francs!... (a pan.) Pour moi surtout qui ai mis en circulation de certains billets. . . Ah ! voilà une espérance qu’il ne faudrait plus m’enlever.

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