LOUISE, MARGUERITE, HENRI
MARGUERITE, à Henri.
Ou m'affirmé que cette lettre est de vous, monsieur ?
C’est vrai .
MARGUERITE
Voyons, regardez-la bien?
HENRI
Kilo est de moi!
MARGUERITE
[>e vous?... Et mon père est un voleur... et mon père est un lâche... Vous devez sans doute en avoir la preuve... Où est-elle? Ah! vous pâlissez!... c’est un prétexte, n’cst-cc pas?... Prétexte lâche et honteux, misérable et vil, quand uiest l’honneur et la dignité d’un vieillard que vous flétrissez!... Vous ne m'aimez plus, avez le courage de me le dire, j’aurai la force de vous entendre!... Je ne m’impose pas dans votre maison!... mais cette calomnie qui frappe mon père, je la repousse, celte lâcheté, je vous la renvoie, et lorsque vous osez salir son nom et couronner cette noble tête de cette honte, je n’ai qu’un mol à vous répondre, monsieur, vous mentez!...
HENRI
Marguerite !
MARGUERITE
l’n voleur... lui... et je l’aurais aimé et estimé?... Ah ! vous mentez!
HENRI
Oh!
Dites que vos serments vous pèsent... dites que la pauvreté ne s'allie pas à l’opulence, et que la pauvre fille ferait tache dans vos salons... dites que vous enriez... que vous la chassez... je vous croirai!... mais que j’accuse et insulte mon père à votre exemple, mais que. je le traîne dans la fange de vos calomnies, mais que je le mette au-dessous de vous quand il vous domine de toute la hauteur de sa probité et de sa vertu, allons donc !...
(se laissant tomber sur une chaise en sanglotant. ) Oh! mon Dieu!- mon
Dieu !
HENRI, sc jetant à ses pied».
Pardonnez-moi , Marguerite, pardonnez-moi!... je n’ai rien dit!.*., je vous aime!
LOU l&Ej à pail. .
Il s a en elle un tel accent de vérité...
HENRI
Je vous crois, je vous crois!