IV PREFACE
amené à écrire la Porte Etroite où une femme pour s'élever jusquà la perfection dans les cadres de cette loi morale, va jtisquau renoncement de son amour. On pourrait suivre ainsi dans l'œuvre d'André Gide le fil continu d'une pensée logique avec ses réactions et ses conflits. Maio ces idées qui s acheminent ou se contrarient, qui dérivent Cune de Vautre, prêtes à rebondir vers d'autres appels, ne sont pas seulement de froides spéculations de F esprit. Une grande passion les anime; une souffrance sincère les vivifie. Tout, dans l'œuvre de Gide, est ordonné, précis, mesuré mais tout y vibre continuellement d'une fièvre intérieure et d'une ardeur toujours noble et sans réùit,