‹ André Hofer et l'insurrection du Tyrol en 1809Chapitre 25 sur 26 · ANDRÉ HOFER A INSPRUCK · texte numérisé non relu

ANDRÉ HOFER A INSPRUCK

A Inspruck, dans l'Église, Se dresse le tombeau de Max, l'empereur (1) ; Environné de hauts seigneurs, Il porte la couronne et le sceptre.

De fantastiques figures

(1) Le poète fait ici allusion au curieux monument de l'empereur Maximilien I er qui remplit presque entièrement l'Eglise des Franciscains d'Inspruck. Il se compose de vingt-huit colossales statues de bronze qui, se dressant entre de hautes colonnes de marbre rouge, entourent le tombeau du prince, vaste sarcophage de marbre rouge et blanc, placé au milieu de la grande nef. Maximilien, revêtu des ornements impériaux, beaucoup plus grand que nature, est représenté à genoux, la face tournée vers l'autel, les mains jointes; quatre génies figurent la Justice, la Sagesse, la Force et la Modération. Les personnages qui forment la cour du glorieux mort, unis à Maximilien par la communauté du même sang ou des mêmes vertus, sont empruntés, les uns à la poésie légendaire de la Table ronde, des douze pairs de France ou des Nibelu?igen, les autres à l'histoire religieuse et profane : ainsi s'enroule autour du tombeau une triple guirlande où se mêlent les fleurs des poètes, les lauriers des héros et les palmes des saints.

Sie zeigen drunter sich, So wie der grosse Alfred Und HeldTheoderich.

Und zu des Grabmals Fûssen, In schlichter Landmannstracht, Steht fern ein Marmorbildniss Und hâlt getreulich Wacht.

Das ist der André Hofer, Der àchte Solm der Treu ; Ihm ziemet wohl die Ehre Dass er dort Wâchter sei !

Fur Treue kâmpft' und starb er,

Se montrant dans le nombre, Tels le grand Alfred Et le héros Théoderic.

Et au pied du monument funèbre,

En simple habit de paysan,

Se tient à l'écart une image de marbre

Montant fidèlement la garde.

C'est André Hofer,

Le vrai fils de la fidélité,

A lui revient bien l'honneur

De faire ici sentinelle.

Pour la fidélité il combattit et mourut ;

In Treue hing er ganz An seinem frommen Glauben Und an den Kaiser Franz.

Er ahnte nichts vom falschen, Verderbten Freiheitsschein, Er wusste nur, man mQsste Treu seinem Kaiser sein.

Doch wâre ich die Wittve Des Wirths im Passer-Thal, Ich hatt' gesagt zum Kaiser Und ein filr aile Mal :

Ich danke fttr den Adel Und fur des Wappens Kranz ;

En toute fidélité il s'attacha

A ses pieuses croyances

Et à son empereur Franz.

11 ne soupçonnait rien de cette fausse

Liberté, trompeur fantôme ; 11 savait seulement qu'on doit Être fidèle à son prince.

Pour moi, si j'avais été la veuve De Phôlelier de Passerthal, J'aurais dit à l'Empereur, Et une fois pour toutes :

Grand merci de la noblesse Et de l'écusson couronné ;

Ich trage Hofers Krone,

Die strahît in reinsten Glanz : .

Die brachten ihm die Engel Vom alleràchtsten Gold, Als dort auf Mantuas Wâllen, Sein Blut ist hingerollt.

Denn der Verheissung schOnste Steht in der Bibel schon :

Bist tu getreu zum Tode, Wird dir des Lebens Krori l

Ida Grafin Hahn-Hahn.

Je porte la couronne d'Hofer, Qui brille du plus vif éclat.

Elle lui fut apportée par les anges, La couronne de l'or le plus pur, Lorsque, sur les remparts de Mantoue, Son sang fut répandu.

Car la plus belle promesse Demeure écrite dans la Bible :

Es- tu fidèle jusqu'à la mort, A toi sera la couronne de vie.

Comtesse Ida Hahn-Hahn.

ANDRÉ HOFKR

IV ■ TIROLERUED.

Gar reich ist der Kaiser, Hat Scepter und Kron ; Golt grtiss dich, Herr Kaiser !

Gott schtttsseden Thron I

Doch hOr' ich die Lerclie Frtihmorgens allein, Dann glaub' ich vom Berge Selbst Kaiser zu sein .

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