‹ André Hofer et l'insurrection du Tyrol en 1809Chapitre 24 sur 26 · ZU MANTUA IN BANDEN · texte numérisé non relu

ZU MANTUA IN BANDEN

L'hymne de Julius Mosen mérite ici la première place; c'est vraiment un chant national qui retentit encore aujourd'hui dans les montagnes du Tyrol et dans tout le midi de l'Allemagne. Rien n'émeut plus que cette simple et mélancolique poésie, si ce n'est peut-être la mélodie grave et douce qui l'accompagne.

Zu Mantua in Banden Der treue Hofer war, Jn Mantua zum Tode Fùhrt ihn der feinde Schaar.

Es blutete der Brader Herz ;

A Mantoue dans les chaînes

Était le brave Hofer,

A Mantoue pour mourir

Le conduit la horde ennemie.

Gomme il saignait, le cœur des frères !

Ganz Deutschland ah ! in Schmach und Schmerz, Mit ihn das Land Tirol !

Die Hânde auf dem Rûcken Andréas Hofer ging, Mit ruhig festen Schritten ; Ihm schien der Tod gering, Der Tod, den er so manchesmal Vom Iselberg geschickt in's Thaï, Im heil'gen Land Tirol.

Doch als aus Kerkergittern Im festen Mantua

Toute PAllemagne, hélas ! était dans l'opprobre et le deuil, Avec elle, le pays de Tyrol !

Les mains liées derrière le dos, André Hofer allait D'un pas tranquille et ferme ; La mort lui semblait indifférente, La mort que lui-même tant de fois Il envoya du Berg-Isel dans la vallée, Dans le saint pays de Tyrol.

Cependant, lorsqu'il vit, des grilles du cachot, Dans la forte cité de Mantoue,

ET l/lNSUKKECTION DU TYROL.

Die treuen WaffenbrUder Die Hând' er strecken sah, Da rief er laut : « Gott sei mit euch, Mit dem verrath'nen deutschen Reich, Und mit dem Land Tirol. •

Dem Tambour willder Wirbel Nicht unterm Schlâgel vor, Als nun Andréas Hofer Schritt durch das finst're Thor, Andréas, noch in Banden frei ; Dort stand er fest auf der Bastei, Der Mann vom Land Tirol !

Ses fidèles frères d'armes Tendre vers lui les mains, Alors il cria bien haut : « Dieu soit avec vous, Avec l'empire allemand trahi, Avec le pays de Tyrol. »

Sous la main du Tambour La baguette refuse de retentir, Au moment où André Hofer Franchit la sombre porte, André, libre encore dans les fers î Là, il se tient debout, devant la citadelle, L'Homme du pays de Tyrol !

ANDKÊ IIOl-'lSK

Dort soll er niederknieen ;

Er sprach: « Das thu' ich nitt;

Will sterben, wie icli stehe,

Will sterben, wie ich sfritt,

So wie ich steh' auf dieser Schanz;

Es leb' mein guter Kaiser Franz,

Mit. ihm sein Land Tirol ! »

Und von der Hand die Binde Nimmt ihm der Corporal.

Andréas Hofer betet Allhier zum letsstenmal ;

On lui commande de s'agenouiller ;

Il dit : « Je n'en fais rien ;

Je veux mourir, comme je suis, debout,

Je veux mourir„comme j'ai marché ;

Ainsi je demeure devant cette citadelle ;

Vive mon bon empereur Franz,

Kt avec lui son pays de Tyrol ! »

Et le caporal lui prend De la main le bandeau ; André Hofer prie Ici pour la dernière fois ;

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ET l/lNSURRECTlON DU TYROL.

Dann ruft er : « Nun so trefft mich redit, Gebt feuer !... Ah ! wie schiesst ihr schlccht !... Ade, mein Land Tirol ! »

Julius Mosen.

Puis il crie : « Maintenant, visez-moi bien ! Feu !... Ah ! que vous lirez mal !...

Adieu, mon pays de Tyrol... »

ANDREAS HGFER'S TOD.

Treu hingst du deinem alten FUrsten an, Treu wolltest du deia altes Gut erfechten ; Der Freiheit ihren ew'gen Bund zu flechten, Betratst du ktthn die grosse Heldenbahu.

'Urid treu kam auch dein Volck zu dir heran, Ob sie der Vâter Gitick erkâmpfen mOchten.

Ah ! wer vermag's mit Gottes Spruch zu rechten ? Der schône Glaube war — ein schûner Wahn.

Fidèle, tu t'attachas à ton ancien prince, Fidèle, tu voulus ressaisir ton antique bien : Pour tresser à la Liberté son immortelle couronne, Tu parcourus vaillamment le noble chemin des héros.

Fidèle, lui aussi, ton peuple vint à toi, Aspirant à reconquérir la félicité de ses pères. Hélas ! qui pourrait lutter contre Parrêt de Dieu ? Ce bel espoir était — un beau rêve,

Es fangen dich die Sklaven des Tyrannen, Doch wie zum Siège blickst du himmelwârts, Der Freiheit Weg geht durch des Todes Schmerz !

Und ruhig siehst du ihre Bttchsen spannen :

Sie schlagen an, die Kugel trifft in's Herz, Und deine freie Seele fliegt von dannen.

Theodor Kôrner.

Ils te firent prisonnier, les esclaves du Tyran, Toi, cependant, tu jetas vers le ciel un regard vainqueur: Souffrir la mort, c'est marcher à la liberté !

Tranquille, tu les vis ajuster leurs carabines ; Ils tirèrent... La balle te frappe au cœur, Et ton âme libre s'envole...

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