ACTE TROISIÈME
KRAFT, sur le même ton.
Bieii, monsieur le Baron!... Je prie monsieur le Baron de m'excuser, je m^étais endormi là... en attendant.
KAULBEN, souriant.
Je vois bien!... Du reste, il est près de minuit!..* Alors, pas de visites?... pas de lettres?
KRAFT, lui présentant une lettre déposée sur un plateaa*
Celle-ci seulement!...
KAULBEN, lisant la suscrlpUoo.
« A monsieur le conseiller intime, baron Kaulben, directeur de la police.», personnelle L,. » Toujours... Je lira/
cela plus tard, (ll descend et il jette la lettre sur la toble.) VoUS ave..
là quelques agents?...
KRAFT
Oui, monsieur le directeur... Gogorin et Janoski!
KAULBEN.
Appelez Janoski !.••
KRAFT, allant à la porte de droite et èppelant do seuil,
sans hausser la rois.
Janoski!
JANOSKI, paraissant sur le seuil.
Monsieur le directeur!...
KAULBEN, devant la cheminée, se chauffaot les pieds.
J*arrive de l'Opéra, où les têtes se sont un peu échauffées!... Il y â souper de trois cents personnes! La garde est insuffisante!... Prenez vos mesures et faites votre rapport. Allez!... Et dites à Gogorin de rester ici toute la nuit.
(Janoski sMncIino et sort.) VoUS pOUYCZ aller VOUS COUChcr, Kraft...
Je n'ai plu;, besoin de vous !
KRAFT
Je me permets de souhaiter une bonne nuit à monsieur le Directeur
86 ANDRÉA
KAULBEN, s*apprêtant à entrer chez lui, & gauche.
Bonsoir!
KAAFT, reparaiitaat ur le leolt où parait Janas^
Pardon! monsieur le Baron...
KAULBENy l'arrêtant sur Ia ««nU 4e la |orte»
Quoi?
KRAFT
C'est une damel...
Voilée!...
Inconnue ?..<
JANOSKI.
KAULBEN.
JANOSKI.
Tout à fait... mais d'apparence jeune et distinguée.
EAULBEN, contrarié.
Allons, quelque diable d'histoire I... Faites entrer! (janoiki disparaît.) J'aimerais pourtant bien à dormir. — Ne vous éloi « gnez pas, Kraft; il se peut que j'aie besoin de vous... (Tuècie
entre, introduite par Janoski, qui se retire arec Kraft.)