‹ Andréa, comédie en quatre actesChapitre 92 sur 232 · ACTE QUATRIÈME. lAi · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. lAi

STÉPHAN

Lui apprendre que je suis ici, comme foui...

BALTHAZAR

Mais!

Ohl jamais I — Elle ne voudrait plus croire que ce n'est pas vrai. — Tu n'as pas fait ça, j'espère.

BALTHAZAR

Non... Je ne l'ai pas vue?...

STÉPHAN, respirant.

Ahl... tant mieux I...

BALTHAZAR

Et je ne l'ai pas vue pour une bonne raison... ( se «rattam l'oreille. ) saperlotte I . . .

STÉPHAN

Une raison?,.,

BALTHAZAR, le regardant.

Ahl voilà!...

STÉPHAN

Voilà!... quoi?... Que veux-tu dire?

BALTHAZAR

C'est que je ne sais pas si je veux te le dire,.,

STÉPHAN

Tu ne sais pas?

BALTHAZAR

C'est si raide!...

Voyons l

lU ANDRÉA.

BALTBA2AR.

Tu l'exiges?...

STÉPHAN

Mais oui, je l'exige... Parle!... Parle donc!...

BALTHAZAR

Eh bien, alors! allons-y bravement!... J'allais donc chez toi... à pied... car il y a ça de neige, et les voitures ne roulent plus!... Je n'étais plus qu'à cent pas de ta maison... quand je vois quelqu'un traverser brusquement la rue déserte, d'un trottoir à l'autre, comme un rat, et disparaître!... Pschtt!... Dana ton mur!... (St^pbon le regarde avec

étonnemeni.) Ça m'étoune, oui, comme toi; je presse le pas et je constate que ce monsieur, — car c'était un monsieur, — a bien disparu chez toi... par ta petite porte... Et la trace de ses pas sur le seuil, dans la neige, ne me permet pas d'en douter...

STÉPHAN, suffoqué.

Que me dis-tu là?

BALTHAZAR

Attends!... Intrigué, je gagne le milieu de la chaussée, d'où l'on aperçoit très-bien les fenêtres du premier étage, et je vois distinctement ceci... Une lumière qui, du fond de l'appartement, semble aller au-devant du nouveau venu... puis Tombre de celui-ci qui se profile sur les rideaux, pendant l'espace d'une seconde, mais assez pour y dessiner un chapeau noir... (n montre son chapeau.) Puis la lumière s'éloigne, et tout disparaît I

STÉPHAN, d*nne rolx Murde

Balthazar, tu mens!

BALTHAZAR

Je fassurel...

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