ACTE QUATRIÈME. l/i
8TÉPHAN, lai gscouaftt U bras afio foret.
Tu mens!... malheureux!... Avoue que tu menst...
BALTIIAZAR, effrayé.
£t tu dis que tu n'es pas fou?
STÉPHÂN, dans le plus grand trouble.
Oh! pardonne-moi!... Mais aussi, voyons, c*est idiot, ton récit!... Tu as mai vu!... Ou tu t'es trompé de maison!... Ou tu étais encore gris... Ah! voilà, tu étais gris?...
BALTUAZAR.
Tout ce que tu voudras!... moi ce que j'en fais, tu comprends... c'est par amitié!... Il y en a qui se demandent, doit-on le dire?... doit-on pas le dire?... moi, je suis pour qu'on le dise!... même quand ça n'est pas!... ça vous met toujours sur vos gardes.
STÉPHAN
Elle!... Elle!... Andréa I... elle qui tout à l'heure encore a tout fait, tout, pour me retenir auprès d'elle !
BALTHAZAR
C'est peut-être bien ça!... Le dépit! la jalousie, la vengeance!... Et quand elles se vengent, les femmes !...
STÉPHAN, frappé.
Peut-être!... si elle soupçonne?..,
BALTHAZAR
D'autant qu*elle te croit bien loin!... Elle est traii* quille !.«.
STÉPHAN
C'est vrai!... c'est vrai!...
BALTHAZAR
Damel...
STÉPHAN
Et pour se venger, elle recevrait... (Hors de m,) Ohl misé-
ihli ANDRÉA.
rable!... misérable!... Et je suis là, moi, je suis làî..^ Enfermé, captif!... Je suis là!..,
BALTHAZAR
Damel... tu ne peux pas sortir!
STÉPHAN
Je ne peux pas?... Tu vas voir!...
BALTHAZAR
Hein?
STÉPHAN
Fallût-il assommer, casser, briser tout dans la maison I... et tu vas m'aider.
A assommer ?
STÉPHAN
Ah! cet habit!... (Furieux.) Ote-le!...
BALTHAZAR, ahuri.
Mais!...
STÉPHAN, le déshabillant vivement.
Ge chapeau, cette cravate!...
BALTHAZAR
Mais!...
STÉPHAN, lui arrachant tout en le faisant pirouetter.
Mais ôte donc!... Maintenant, au lit! (n écarte les couvertes.)
BALTHAZAR
Au lit?...
STÉPHAN
A ma place... vite!
BALTHAZAR, effrayé.
Gomme fou?
STÉPHAN, l'enlevant et l'y fourrant.
Mais, va donc!..»