EPILOGUE
Les dures fumées qui floconnaient sans relâche Et comme des sacs noirs emplissaient les nuages
Grossissaient peu à peu, enflant l'énorme orage Qui depuis si longtemps s'amoncelait au ciel...
Et l'air et la lumière manquent presque aux hommes, Les drapeaux amollis s'affaissent sur les hampes...
Ce fut d'abord le vent Qui sur la ville vieillie Sonna le premier coup de trompe !
Les ponts déjà voûtés par l'âge, Le poids des hommes et des choses.
Se voûtèrent davantage
Et leurs vieilles arches S'affaissant, s'écrasèrent...
Les viaducs jeunes et frêles S'envolaient commes des lianes...
Tout l'écheveau des rues et des places vSe nouait en peloton de détresse,
EPILOGIJE 323
Le vent fouillait les maisons comme des poches Les vidant de leurs hommes de fond en comble,
Toute la ville semblait un bloc inerte Qu'on soulève et qui révèle mille bêtes Et mille fuites précipitées d'insectes...
Le vent qui la balayait rapidement Faisait comme aller et retour sur la ville
Et par toutes les rues, par toutes les portes, Embouchait une trompette triomphale!...
Des vagues rampent. On dirait qu'il en vient De toutes les routes de l'air à la fois...
Canons monstreux à Taffût dans le ciel.
Tout l'horizon se rapproche. Le plafond bas Des nuées noires descend lentement sur la ville.
Duels et querelles de tonnerres.
Des lézardes Brusques, courent ; une crevasse se fait jour Remonte et fend en deux la murailles des nuées,
La ville se disloque.
Le soleil torpillé coule...