CLÉONE, HERMIONE, ORESTE
CLÉONE
Madame, le voici.
UF.RMIONE.
Ah! je ne croyais pas qu’il fût si près d’ici !
(Cléone se retire au fond de la scène.)
Le croirai-je, seigneur, qu’un reste de tendresse Vous fasse ici chercher une triste princesse?
Ou ne dois-je imputer qu’à votre seul devoir L’heureux empressement qui vous porte à me voir?
ORESTE
Tel est de mon amour l’aveuglement funeste ;
Vous le savez, madame, et le destin d’Oreste Est de venir sans cesse adorer vos attraits,
Et de jurer toujours qu’il n’y viendra jamais.
Je sais que vos regards vont rouvrir mes blessures; Que tous mes pas vers vous sont autant de parjures ;