‹ Andromaque (volume 5)Chapitre 102 sur 160 · SCÈNE III HERMIONE, CLÉONE · texte numérisé non relu

SCÈNE III HERMIONE, CLÉONE

WERMIONE.

Attendais-tu, Cléone, un courroux si modeste i?

CLÉONE

La douleur qui se tait n'en est que plus funeste 2.

Je le plains d'autant plus qu'auteur de son ennui 3, 835

Le coup qui l'a perdu n'est parti que de lui.

Comptez depuis quel temps votre hymen se prépare;

il a parlé, madame, et Pyrrhus se déclare.

HERMIONE

Tu crois que Pyrrhus craint? Et que craint-il encor?

Des peuples qui, dix ans, ont fui devant Hector; 840

Qui cent fois, effrayés de l'absence d'Achilie,

Dans leurs vaisseaux brûlants ont cherché leur asile,

Et qu'on verrait encor, sans l'appui de son fils,

Redemander Hélène aux Troyens impunis?

Non, Cléone, il n'est [^oint ennemi de lui-même: 8i5

Il veut tout ce qu'il fait; et, s'il m'épouse, il m'aime^

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