ACTE 111, SCENE Vlll
Hélas! pour la promettre esl-elle encore à moi?
0 cendres d'un épiux! ô Troyens! ô mon père! lOio
0 mon fUs, que tes jours coûtent cher à ta mère M
Allons.
CÉPIilSE.
Où donc, madame? et que résolvez-vous?
ANDKOMAQUE.
Allons sur son tombeau consulter mon époux*.
1. L'Anrlromaque d'EuRiPiDs (Aniromaque, fait la même apostrophe à son fils : ^
T5XV0V, ^ rexo'jcrâ c', «i; ffù |i.y) Oâvfi;,
Méji,virj<TO jtYiTpb^, oî« l'Kaio* ànwXojJiviv, x%\ icKTp^ T«îî «riS 5 tôt œ tXïi (jiàTwv Eiov ^âx^uâ Te Xeiowv xa\ it£pfnTÛ<r(Tu>v y^éf/.;
« 0 mon lils, moi qui t'ai donné la vie, je descends chez Pluton pour l'éviter la mort. Si tu échappes à ton destin, souviens-toi de ta mere et de ses souflrances avant de mourir; dis à t n père, en recevant ses baisers, en versant des larme?, en jetant tes bras autour de son cou, dis-lui ce que j'ai fait pour toi, » Ce dernier trait est charmant, et l'on re^^rette que Racine ne s'en soit point souvenu. Elle disait un pea plus haut (v. 394-395):
Ot'jAoi xax'3/ tS5v(Î', ù> TàXaiv* èji,V) itarj't;,
« llélas I quel comble maux! ô ma patrie infortuné*» » quel sort terrible est le mien l »
Bien avant Racine, Enm us avait fait dans son Andromaque, dont il ne reste plus que de rare.^ et courts fragments, une belle imitation du morceau d'Kuripide [V. 38i-i20) ; elle mérite d'êire rappelée ici : Quid petam...
Gui nec pnlrlae nrsi domi stant . fnclne cl diBje/l,ie jacent ;
Ffinn Uamnn delL-grata, tosti oili sUmt pirieUs
Dcfortn ti, alque aoïete cri.spîi...
0 pater, o patria, o Prianii durrnis,
Soptuui altisono cardine teinpliiin :
Vi li Rgo le, afi;-tanl(î ope bnrbnrica,
'l'rclià Ctelalis, lfn|ueali8,
Aiiiu ehore, in^trucluui regifirp.^
HifiC uiniiia Tîfii inflommari,
Priamo ri vj|. md ovitari,
.lovii arari) sangmne turpari...
Vidi, TiJeieque piesa sura eegerrirn*^,
Turru He torem qua irijugo fcjptarmr .
Hpft )ri> uatum «Je muro jact ifier» , L*; vieux poète groupait, comme on le voit, dans un tahieau d ensemble, !ei traits que Racine a disséminés à travers le rôle d'Andromaque.
2. La fin de celte scène rappelle, avec sef? hésititions et ses interruptions, la fif du troisième acte deCinna, lorsque Emilie vient de pousser Cinna à tuer Auguste:
FULVIB.
^Vous avez mis son èma au désespoir.
ÉMfLIE.
<iu'îl cesse de m «Aimer ou si**ve son devoir.
AiSDHOMAUliÊ
FULYIE.
Il Ta YOUB Obéir aux dépens de sa tIo. Vous en pleurei.