Sur le s ns de ce mot, voy. plus haut, p. iî;9, n. s
2. On disait plutôt, même au temps de Racme, changer de visage; changer É^éj /ace s'appliquait moins au\ personnes q jaux clioses, c.Mnme da is ce ver» de Molière (Dép. am., v. 7):
Mais les choses depuis ont bien changé d* fars.
3. Voltaire a transporté ces deux vers, presque sans y rien changer, dao» s» Hfiir nde (ch. VU, 2o-36l:
Louis, f-n ce m «nijnt pH nitit s^n dlnd^ms, Sur le lro;»l «lu v.iinquyur il le posa lui-même.
!,. I) Olivft blclme avec raison le mol lous ei sa place.
ï.a construction coniornie au sens sernit: Je déclare tons «e? ennemis pour les miens; l'autre, très obscure est (Tovoquf^e, seulement parle be>oin da vers.
•î. Le XVII» siècle mettait souvent rarlicle oj la langue actuelle la supprime. Racine dit en ore {Ti.éb.y 11, 2):
Le Ciel doit-il sur vous rn prendre la veng ance.
En revanche il le supprimait là où nous le mettons. Ainsi {Théb., préf.) : « Uu dé lamateur qui nesavoii pas ce que c'étoit que tragéiie. »
Voy., a ce sujet, Chassano, /ir. />., cours sup., par. 194, rem. vu.
6. Le récit delà mort de Pyrrhus est beaucoup plus étendu dans Euripide* voy. son Andromaque, 1111-1157. Le héros surpris se défend avec une éner, i« terrible, plus digne du fils d'Achille que la courte résistance supposée pai Racine.
iNoiis renvoyons h ce morceau, beaucoup trop Ion? pour être cité ici, aa moment où P rrhu> entre dans le temple, Oreste se précipite sur lui à la tète d'une troupe nombreuse. Blessé, Pynhus tire son épée, arrache les armes suspendues aux colonnes du portique, et, forçant les assassins à reculer, il se réfiigie pr^s de l'autel. Orest(3 et les siens n osant approcher l'accablent d'une grêle de pierres et de traits. Mais Pyrrhus, furieux, se jette à S')n tour sur eux. Ils fuie ;t, lorsque la voix du dieu se fait entendre et leur rend le courage. Frappé au flanc par un Delphieu, Pyrrhus tombe, ei tous le frappent une foii à terre : il
irioo
Et je n*ai pu trouver de place pour frapper* : 1515
Chacun se dispu:ait la gloire de l'abattre.
Je Tai vu dans leurs mains quelque temps se débattre.
Tout sanglant à leurs coups vouloir se dérober;
Mais enfin à Taulel il est allé tomber.
Du peuple épouvanté j'ai traversé la presse 1520 Pour venir en ces lieux enlever ma princesse *, Et regagner le port, où bientôt nos amis Viendront couverts du sang que je vous ai promis.
HERMIONE
Qu'ont-ils fait!
ORESTE
Pardonnez à leur impatience :
Vis ont, je le vois bien, trahi votre vengeance; i525 Vous vouliez que ma main portât les premiers coups, Qu'il sentît en mourant qu'il expiiait pour vous; Mais c'est moi dont l'ardeur leur a servi d'exemple : Je les ai pour vous seule entraînés dans le temple, Madame; et vous pouvez justement vous flatter 1530
expire près de Tautel. Ce récit, trop long peut-être, moins toutefois que celui (le Thëramène dans Racine (Phèdre, v 6), est plein de fougue guerrière el de couleur.
Hacine s'est peut-être souvenu des vers suivants:
ûç VIV iceptirca^ôv «ûxXui «aTeTj^ov eû StSôvztç à|j.icvoâç, . . .
« Lorsqu'ils Teurent entouré de toutes parts, sans lui laisser le temps de respirer...
*Ev6* 'Ay tXïJiaç icÎTvei HaTç b^ufti^xTti» icXeupà «aerfavu) ruutîç. .. .... 'ûç 8l Tcpbç fo.^a.'^ iîîr/et.
Ttç oO <r{^V)pov lîçoff^éûci, tIç où icétçov jldXXtav &ç&er(Tti)v: icàv d'àvàXwrai 8é\i.v.i xh xocXX({Aoçf oy T9au|iiâTci>v uic' iy^loiv. vtxûhv èt Sîi viv x({[jievov ^lôjAou T:â7.or.i; iÇ^eoiXov iytbç 9uo^ô%wv àvaxTÔowv.
«Alors, le fils d'Achille tombe, le flanc percé d'un glaive aigu... Lorsqu'il est à terre, c'est à qui le frai pera, avec le fer ou avec des pierres, de loin ou de près. Tout son beau corps < sL défiguié par d'horribles blessures. Alors, ils enlèvent son cadavre et le jettent hors du temple riche en victimes. »
1. En évitautà Oreste l'exécution même du crime, Racine voulait le rendre moins odieux. N'eût-il pas été plus conforme au caractère hardi et violent du personnage de le montrer agissant lui-même? Plus courageuse et plus franche, cette condui e n'eût pas été plus criminelle.
2. Cette expression galante détonne d'une mànièrt bien désa^réâble dàot !• récit d« cette «eèné d« meurtrdi