‹ Andromaque (volume 5)Chapitre 30 sur 160 · Ad. Jui.LiBN, ibid.f p · texte numérisé non relu

Ad. Jui.LiBN, ibid.f p

3. Pour la disposition de la scène et les décorations au xvn» siècle, voy, Lye,

op. cit,, ch. lY et 1:1^.

NOTICE H STORIUUE

g<id\e ou l'opéra un éventail ou lui iLouchoir brodé. Alais, a»uime si cette résistance aux anciens usages exaspérait leurs partisans, on redoubla bientôt de luxe et d'anachronismts. s Sous Louis XV, le costume tragique tombe tout à f ût dans le ridicule. Non seulement les paniers dofinent aux rob^s de femme un développement extraordinaire, mais les ornements de toute sorte, les lambrequins, les franges, les gland-., Tentreeroisément d'étoffes divers^-s, l'échafau» iage des coiiîures en font*- un hariiachement tout à fait singulier. Les hommes même, jaloux de l'ampleur des paniers, adoptent le tonnelet*. » Un critique du temps, liémond de Saint-Albine, priait valnenieat les comédiens de « garder l\ vraisembance lorsqu'ils s'offrent aux yeux du spectateur après quelque action qui doit avoir cî^usé nécessairement du désordre dans leur personne »; il s'étoanait qu'on vît Oreste, « avec une chevelure artistement frisée et poudrée, revenir du temple où, pour satisfaire Hermione, il a fait as assiner Pyrrhus ^ ».

Ces exfigérations mêmes rendaient inévitable une réforme du costuiue. Marmontel la demandait énergiquement^. Lekain et M^*« Clairon sWorcerent de la réaliser. Celle-ci ne craignit pas d'abandonner 1< s panie rs dans i'Eleilre de Crébillon et de paraître en simple habit d'esclave, échevelée et les bias chargés déchaînes. De son côté, Lekain cherchait la simplicité dans son costume comme dans soo débit et l'imposait à force de talent. Toutefois, on restait encore bien loin de l'antique. Nous voyons, par* les nombreux portraits qui nous sont parvenus des deux artistes dans leurs divers rôles, combien leurs essais étaient timides et incomplets. Larive et Raucourt continuent cette tentative, le premier surtout, mais avec peu de succès. A force d'études, de patience, de ténacité, Talma, aidé par les conseils du piintre David, son ami, parvint enfin à imposer au goût publie. et à celui de ses camarades des costumes sirupuleusenient copiés sur les statues grecques et romaines. Mais que de plaisanteries il eut à essuyer, que de résistances à vaincre! Un de ses camarades lui demandait « s'il avait mis des draps mouillés sur ses épiuies^ M, tandis que M^^« Contât, lui faisant sans le savoir un précieiix éloge, s'écriait: « Ah! mon Dieu! Il a l'air d'une statue* ». 11 restait beaucoup à faire encore, et, jusqu'à ces dernières années, la réforme de Talma porta l'empreinte des préjuges exclusifs de David et de son école. Dans le costume antique, celle-ci ne voyait que la

1. Em. Perrin, Etude sur la mise en scène, p l, dans les Annàles du théâtre

2. Le Comédien, deuxième arLie, chap. ix. — On voyait bien rnieux encore: Ul sse sortant des flots a ec une ample iiecruque sûr la tête. — Pour les costumes u>ités HU temps même de Racine, voy., outre les gravures insérées dans les diverses éditi )ns au po te énumérées ci-après, la (iescription de plu sienrs costumes de théâtre dans l'ouvragé cité de M. Lud. Celler, ch. vu à x.

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