‹ Andromaque (volume 5)Chapitre 40 sur 160 · Dans VArt poétifiœ · texte numérisé non relu

Dans VArt poétifiœ

... HonoratuQi si iorlG ropi.iin- Achi!l"in

Ijnpi^ r, ir.iriindus, inex ^rab iis, acer,

Jui j iiegot ibi uala, nilul non arroget armis.

2. > oici le passage d'Ai istote auquel Racine fait allusion :

« ripàixov jj.iv «Î^Xov oTi outeTOÙç Itcitixîï; àv^ja^^s."? [AttaSâXXovtaiî çaîvKrOai ii tijtu^{«.s 5uffTu/(av (ou Y*9 ÇoStçbv où8i t'Xettvbv xoD'to, aA^à jxiapdv Ifftiv), out» toù; |xo;^0'»i?'>'^î

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tbv àvo^iov, (pôSâç icept Tbv Sjxotov, uJort ouTi |Xeîtvbv ouxt tpoSeçbv w"çai xb «"jjASaïvov. '0 }A£xa ù apa xo jto>v Xoi-rô^* t'trxt xoiouxo; ô H^t^tç àptxîj ^i<!t'jç'pt»v va^ ^ixaioffûvYj, (xïjxt ^là «a^ttav Ka\ jAo/Oyjpiav |X£xaêàXXu»v elç xyjv ^u(TXu;^îav, àXXà ^l'àixapxiav xivà. xùîv iv [t.tyàXr[ Sôs,ri ovxwv ya\ eùxuy {a. »

« Il est clair d'abord qu'il ne faut pas faire passer les honnêtes gens du bonheur au malheur, ce qui n'est ni terrible ni touchant, mais odieux; ni les uiéchants du malheur au bonheur, rien ne pouvant être moins traj^ique ni moins 1 onvenable, car on n'exciterait ainsi ni sentiment d'humanité, ni pitié, ni terreur. Il ne faut pas non plus qu'un homme très méchant tombe du bonheur dans le malheur; une telle composition exciterait quelque sentiment d'humanité, •laais non pas la pitié ni la terreur : car l une est produite par le malheur de 1 innocent. 1 autre par celui de notre semblable ;la pitié naît du malheur non mérité, la terreur du malheur d'un homme qui nous ressemble; aiisai de tels événements ne produisent-ils niTune ni l'autre, il reste a prendre le milieu, c est-à-dire que le personnage, choisi parmi les heureux et les illustres, ne soit ni trop vertueux ni trop juste, et qu'il devienne malheureux, non à cause d'un crime et d'une méchanceté noire, mais à cause de quelque faute. (Poétique, chap. xiii, texte et irad action E. KdGER.)

On sait avec quelle superstition Aristote était révéré au xvii« siècle; on lè comprenait assez mal, et, cependant, on s'eilorçait de le suivre au pied de la lettre. Certains passages de la Poétique, mal interprétés, furent alors une entrave

PREMIÈRE PRÉFACR

(Il

une vertu capable de faiblesse, et qu'ils tombent dans le malheur par quelque faute -qui les fasse plaindre sans les faire détester.

bien gênante pour notre poésie dramatique. Corneille se donnait un mal infini pour s'assujettir aux rt'çles que des théoriciens de la valeur de l'abbé d'Aubignac en avaient tirées, et plaidait longuement dans ses examens et ses discours pour .établir qu'il les avait, toujours observées. Racine en parle peu, bien qu il fasse des pi' ces tr s régulu res; on vient de voir avec quelle désinvolture il disait à Madame dans son épitre dédicatoire ; « ISous qui travaillons pour plaire au public, nous n'avons plus que faire de demander aux savants si nous travaillons selon les règles. La rogle suprême est de plaire à votre Altesse Royale. » Cette poétique est celle de MoLiKRK ( Critigy£ de l'Ecole des Femmes, se. vu) : « Vous êtes de plaisantes gens avec vos régies dont vous embarrassez les ignorants et nous étour* dissez tous les jours... Je voudrais bien savoir si la grande r>gle de toutes les règles n'est pas de plaire, et si une pièce de théâtre qui a attrapé son but n a pas suivi un bon cliemin. »

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