Voy. ci dessus, p. lo-l I
2. Le XVII' siècle ne craigiiail iiullciiieiil ces enipluii5 répétée de qui et de nous nous altachonssoigiieusemenl aujourd hui à les éviter.
3. Poème épique en vers de dix syllabes, sur lequel les contemporains d*^ Konsard fondaient de grandes espérances, et qui est resté inachevé. Le poète n'en publia que les quatre premiers chants; ils sont tra nants et froids, chapelain, qu'il ne fau'ira pas, du reste, comparer à Ronsard, car celui-ci est, maigre tout, un grand poète, Chapeb.in excita la même attente avec sa Pue lie et la trompa de même; lui, du inoins, avait terminé son poème, mais une moitié demeura inédite.
4. es f /ironiques de France on de Saint- Denis, imprimées pour la première fois en 1476, font, en eflet, remonter la fondation de la monar hie française à Astyanax, passé dans les .aules sous le nom de Francus ou Francien.
?>. SuBLiONY faisait dire à un le ses personnages dans la Folié Querelle (H, 9) : «Quand on eut léguiser I histoire, il faut que cela serve à quelque « hose de grand et d ingénieux, comme quand Ronsard sauve cet enfant pour en tirer 1 origine c plusieurs gran .s rois. Mais, dans ÏAndromaque, on le sauve sans dire ni pourquoi, ni comment. »
SHXONDE PRÉFACE
Combien Euripide a-t-il été plus hardi dans sa tragédie d'Hélène! il y choque ouvertement la créance^ commune de toute la Grèce: il suppose qu'Hélène n'a jamais mis le pied dans Troie, et qu'après l'embrasement de cette ville, Ménélas trouve sa femme en Egypte, dont 2 elle n'étoit point partie ; tout cela fondé sur une opinion qui n'étoit reçue que parmi les Égyptiens, comme on le peut voir dans Hérodote K
Je ne crois pas que j'eusse besoin de cet exemple d'Euripide pour justifier le peu de liberté que j'ai prise. Car il y a bien de la différence entre détruire le principal fondement d'une fable et en altérer quelques incidents, qui changent presque de face dans toutes les mains qui les traitent. Ainsi Achille, selon la plupart des poètes, ne peut être blessé qu'au lalon, quoique Homère le fasse blesser au bras*, et ne le croie invulnérable en aucune partie de son corps. Ainsi Sophocle fait mourir Jocaste aussitôt après la reconnoissance d'GEdipe *', tout au contraire d'Euripide gui la fait vivre jusqu'au combat et à la mort de ses deux tiis Et c'esc à propos de quelques contrariétés'' de cette nature qu'un ancien commentateur de Sophocle remarque fort bien ® « qu'il ne faut point s'amuser
1. Créance s'employait au xvii" siècle connue synonyme de croyance, oinnion, confiance. Ainsi Pascal (Proiinc, 16) : « Vous ne leur attribuez pas ces erreurs (ians IdL créance qu ils les soutiennent, mais dans ]a,créance qu'ils vous nuisent. » Et Molière (Ec. des Fem., V, 6).
El Inchjz,. comme en vous il prend grand j cré ince...
Il ne se dit plus aujourd'hui que dans le langage diplomatique : lettres de créance, lettres par lesquelles un ambassadeur justifie sa mission.
2. Nous dirions aujourd'hui rf'ow. On trouvera plusieurs fois dans le cours de la pièce cet emploi de dont, très fréquent au xvn^ siècle.