SCÈNE II
HERMIÔNI^ ORKSTE, CLÉONE»
HERMIONE
I.c croirai-je, seigneur, qu'un reste de tendresse Vous fasse ici chercher une triste princesse 3?
qui est présente, ta famille, les Grecs, les vaisseaux, les exploits^ les feux de Pyrrhus, et surtout le cœur d'Hermione, enfin r.lé ne éblouie de là gloire de Pyrrhus; et dans son transport, Hermi<^ne, ne s'em arrassant pas si sa phrase passe de la troisième personne à la seconde, apostrophe à la fois et Cléone et tout ce qu elle vient de nommer... Vous m'avez tous trahie. </est là véritablement IVlofiuence de la passion, et c'est ainsi qu'il est beau d'oublier la syntaxe. » iLa Harpe.) Saint-Marc-Girardix ajoute : « Quel trait admirable de vérité! Cléone accusée elle-même d'avoir poussé Hermione à aimer Pyrrhus i Voilà bien le cœur numain ; Hermione accuse son cœur, mais tout aussitôt, et comme pour s'absoudre et s*en |)ren ire de sa faute à quelqu'un, elle reproche à t:léone de s'être laissée éblouir par la gloire de Pyrrhus. » (Exam. cril. d'Andromaque, p. 105.)