BÉRÉNICE, ANTIOCHUS, PHÉNICE
BÉRÉISÏCE.
Enfin je me dérobe à la joie importune De tant d'amis nouveaux que me fait la fortune : Je fuis de leurs respects l'inutile longueur , Pour chercher un ami qui me parle du cœur. Il ne faut point mentir : ' ma juste impatience
* // ne faut point mentir i ma juste impatience..,. Il ne faut point mentir , expression familière L. B.
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Yous accusait déjà de quelque négligence. Quoi ! cet Antiochus , disals-je , dont les soins Ont eu tout l'Orient et Rome pour témoins ; Lui que j'ai vu toujours , constant dans mes traverses . ' Suivre d'un pas égal mes fortunes diverses ; Aujourd'liui que le ciel semble me présager Un honneur qu'avec lui je prétends partager , * Ce même Antiochus , se cachant à ma vue , Me laisse à la merci d'une foule inconnue î
AKTIOCHU s. Il est donc vrai , madame ? Et , selon ce discours ^ L'hymen va succéder à vos longues amours ?
E£RÉÎ< ÏCE.
Seigneur , je vous veux bien confier mes alarmes. Ces jours ont vu mes yeux baignés de quelques larmesv Ce long deuil que Titus imposait à sa cour , Avait , même en secret , suspendu son amour ; Il n'avait plus pour moi cette ardeur assidue Lorsqu'il passait les jours attaché sur ma vue ; Muet , chargé de soins , et les larmes aux yeux , Il ne me laissait plus que de tristes adieux.
' Aujourd''hui que le ciel semble me présager Un Jionneur (ju ^açec lui je prétends partager.
On Ht dans plusieurs éditions :
« Aujourd'hui que îe ciel semble me présager
» Un honneur qu'avec vous je prctcnds parlager. B