‹ AndromaqueChapitre 130 sur 176 · BÉRÉNICE, TITUS, PAULIN, PHÉNICE · texte numérisé non relu

BÉRÉNICE, TITUS, PAULIN, PHÉNICE

BÉPiÉNlCE.

Ne vous offensez pas si mon zèle indiscret De votre solitude interrompt le secret.

Tandis qu'autour de moi votre cour assemblée Retentit des bienfaits dont vous m'avez comblée , Est-il juste, seigneur, que, seule en ce moment, Je demeure sans voix et sans ressentiment? Mais, seigneur, (car Je sais que cet ami sincère Du secret de nos cœurs connaît tout le mystère ) Votre deuil est fini ; rien n'arrête vos pas ; Vous êtes seul enfin , et ne me cherchez pas. J'entends que vous m'offrez un nouveau diadème , Et ne puis cependant vous entendre vous-même. Hélas! plus de repos , seigneur, et moins d'éclat : Votre amour ne peut-il paraître qu'au sénat ? Ah! Titus! (car enfin l'amour fuit la contrainte De tous ces noms que suit le respect et la crainte ) De quel soin votre amour va-t-il s'importuner ?

* Jâ demeure sans voix et sans ressentiment ?

« Ce mot est le seul employé par Racine, qui ait e'fe' hors » d'usage depuis lui ; Ressentiment n'est plus employé que pour » exprimer le souvenir des outrages, et non celui des bien- » faits. » Volt.

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