SCÈNE IV
TITUS seul.
Hé bien ! Titus , que viens-tu faire ? Bérénice t'attend. Où viens-tu , téméraire ? ' Tes adieux sont-ils prêts ? T'es-tu bien consulté ? Ton cœur te promet-il assez de cruauté ?
Voyons la reine.
« Ou le théâtre reste vide, ou Titus voit Bére'nice. S'il la » voit , il doit donc dire qu'il l'eVite , ou lui parler. » Volt.
Il est clair que le^tlie'âtre reste vide. C'est une faute justifle'e autant qu'elle peut l'être par les raisons déduites dans la note précédente , et cette faute assez commune n'a pas toujours les mêmes excuses.
Hé bien ! Titus , que viens-tu faire ?
« Ce monologue est long , et il contient à peu près , pour le » fond , les mêmes choses que Titus a dites à Paulin ; mais rew marquez qu'il y a des nuances différentes : les nuances sont » beaucoup dans la peinture des passions , et c'est là le grand » art si caché et si difficile , dont Racine s'est servi pour aller