ANTIOCHUS, TITUS, PAULIN, ARSACE
ANTIOCHUS
Qu'avez-vous fait, seigneur? L'aimable Bérénice Va peut-être expirer dans les bras de Phénice. Elle n'entend ni pleurs , ni conseil , ni raison ; Elle implore à grands cris le fer et le poison. Vous seul vous lui pouvez arracher cette envie. *
» appartiennent plus à la haute comédie qu'à la trage'die. Il ne » doit pas demander pourquoi il est empereur. Amoureux est d'une 3> idylle; amoureux est trop ge'néral. Pourquoi dois-je quitter ce
que je dois adorer ? Pourquoi suis- je forcé à rendre malheu" » reuse celle qui mérite le moins de Vêtre ? C'est là ( du moins je » le crois ) le sentiment qu'il devait exprimer. » Volt.
Je le crois aussi , ^t les censures sont justes. Mais quand il faut toujours porter un sujet qui ne vous porte pas, est-il bien possible de ne pas le laisser de tems en tems tomber? C'est l'excuse de Racine. Qui jamais en eut une meilleure , et qui en eut plus rarement besoin ?
' Vous seul vous lui pouvez arracJier cette ent^ie. On i>ous nomme , et ce nom la rappelle à la vie.
Titus est dans la plus grande crise : d'un côte' , on lui an nonce que Bcre'nice se meurt , et ne dcsire que lui pï)ur revenir à la vie ; et de l'autre, le se'nat , k- peuple et les tribuns viennent lui repre'senler son devoir. Racine a eu l'adresse , par cet artifice , de se ménager encore un acte. L. B.