ACTE IV, SCÈNE YI. 3oi
TITUS
Je ne sais , Paulin , ce que je dis : * L'excès de la douleur accable mes esprits.
PAULIN
Ne troviblez point le cours de votre renommée : n Déjà de vos adieux la nouvelle est semée ; ' Rome, qui gémissait, triomphe avec raison.
Tous les temples ouverts fument en votre nom ; ! Et le peuple , élevant vos vertus jusqu'aux nues , ^ Va partout de lauriers couronner vos statues.
TITUS
Ah ! Rome ! Ah ! Bérénice ! Ah ! prince malheureux ! Pourquoi suis-je empereur ï Pourqviui suis-je amoureux?
Je ne sais , Paulin , ce que Je dis.
« Dis et dire qui finit le vers précédent, font un mauvais effet: » je ne sais ce que je dis est du style comrque ,vet c'était quand
il se croyait plus austère que Bru tus et plus cruel que Néî> ron, qu'il pouvait s'écrier : Je ne sais ce que je dis ! » Yolt.
Vos vertus jusquaux nues...,
« Ni cette expression ni cette cacophonie ne semblent dignes » de Racine. » Volt.
La critique n'est-elle pas ici un peu sévère , et surtout par rapport à deux vers de confident? Vertus et nues ne forment point , ce me semble , de cacophonie.
Pourquoi suis-je amoureux?
tt Tous ces actçs finissent froidement , et par des vers qui
BÉRÉNICE