‹ AndromaqueChapitre 27 sur 176 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

NÉRON, BURRHUS, NARCISSE, gardes.

NÉRON

N'en doutez point, Burrhus; malgré ses injustices, C'est ma mère , et je veux ignorer ses caprices. Mais je ne prétends plus ignorer ni souffrir Le ministre insolent qui les ose nourrir. ^ Pallas de ses conseils empoisonne ma mère ;

* Le ministre insolent qui les ose nourrir.

Ce ministre insolent n'en était pas moins un de ceux qui avaient le plus contribué à porter Néron à Tempire. Il est vrai j que ses services lui avaient inspiré un orgueil intraitable \ , fort j au-delà de ce qu'en pouvait avoir un affranchi , et de ce que i Néron pouvait en supporter. Mais eût-il eu plus de retenue , Néron ne s'en fût pas moins dégoûté , comme de tous ceux t[ui l'avaient servi. C'était assez pour être coupable aux yeux d'un mauvais prince , élevé par de mauvaises voies : la tyrannie ne pardonne pas plus à ses instrumens qu'à ses ennemis , et c'est pour ceux-ci une consolation et une vengeance qui ne leur a jamais manqué.

-j- Pallas , tristi arrogantiâ , modum liberti egressus , tœdium sui moifcrat.

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